‹ Le mécanisme des allures du chevalChapitre 2 sur 15 · CHAPITRE I er · texte numérisé non relu

CHAPITRE I er

Le pas.

Messieurs, pour nous conformer au précepte de la sagesse des nations qui interdit de commencer par le pain blanc, nous allons, examiner tout d’abord le pas qui est l’allure la plus compliquée. Je n’ai pas besoin de. vous dire que le pas, qui est l’allure la plus lente, est aussi celle que le cheval peut supporter le plus longtemps. C’est celle qu’il convient d’adopter de préférence au début de l’entraînement, ou lorsqu’on a une longue route à faire avec un animal insuffisamment préparé. Le pas est la mère de toutes les allures, disent les entraîneurs ; c’est le pas qui prépare le mieux les organes actifs de la locomotion à des mouvements plus rapides et plus violents, c’est lui qui donne le plus vite aux muscles leur maximum de développement. Il y a lieu d’observer que, si le pas doit être franc et allongé, il ne doit jamais être forcé, sous peine d’imposer à l’animal une fatigue qui n’est plus en rapport avec le rendement. Quelles que soient les circonstances, le trot doit être préféré à un pas forcé ou désuni.

Le pas normal, c'est-à-dire celui dans lequel les pieds de derrière viennent se placer dans les empreintes des pieds de devant, est dit à quatre temps, parce que le poser successif des pieds fait entendre quatre battues distinctes, bien égales. Sur la première

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