‹ Le mécanisme des émotionsChapitre 70 sur 70 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il me paraît inutile de revenir ici sur les différentes conclusions que j'ai été amené à formuler, chemin faisant. Il en ressort d'une façon générale que la théorie périphérique de Témotion est inacceptable, de même <jue la théorie intellectualiste. L'ordre des termes — perception, émotion, expression — subsiste donc, sans qu'on ait à intervertir les deux derniers, comme l'a fait la théorie physiologique ou périphérique. C'est à une théorie purement cérébrale qu'on se trouve conduit, si Ton veut tenir compte des aspects si divers, et des particularités si nombreuses que présente le phénomène de l'émotion. Elle repose sur la propriété même du cerveau de réagir d'une façon plus ou moins diffuse aux excitations -7- émotivité — ; sur les conditions de conservation, de libération et de diffusion de l'énergie cérébrale, — mécanisme et dynamisme, émotion proprement dite — ; sur la possibilité, enfin, pour le sujet, de percevoir les modifications fonctionnelles produites dans le cerveau par l'énergie cérébrale mise en liberté, — cénesthésie cérébrale. L'émotivité conditionne l'émotion, et l'émotion entraîne les réactions connues sous le nom d'expression des émotions. Ces dernières^ auxquelles on a accordé une trop grande place dans l'étude des émotions, sont en réalité secondaires et presque accessoires. C'est le phénomène cérébral qui est tout.

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