‹ Le Méchant malgré luiChapitre 19 sur 37 · DURVILLE, FELIX · texte numérisé non relu

DURVILLE, FELIX

FELIX, à part

L'instant est favorable, et je dois le saisir.

Haut et d'un ton ferme.

Monsieur ! savez-vous bien . . .

DURVILLE, revenant.

Plait-il ?

FÉLIX, se troublant.

Que , sans mentir ,

Vous êtes possesseur d'une maison charmante. Elle a dû vous coûter un peu cher . . .

DURVILLE

Je m'en vante ; Mais , ma foi , vous savez que Ton n'a rien pour rien.

FFXIX.

On a toujours raison de jouir de son bien.

DURVILLE, à part.

Il veut tout doucement connaître ma fortune.

FELIX, contrarié, à part.

Ma conversation doit lui sembler commune I Haut.

Je n'ai pas eu le temps de vous remercier D'un honneur que je sais beaucoup apprécier. Votre invitation m'est d'autant plus flatteuse , Que j'ai fait en ces lieux une rencontre heureuse ; C'est monsieur Doligny , dont la protection Peut m'ctre fort utile en cette occasion.

Il en sera charmé ! mais Monsieur , mon beau-frcre ,

D'affaires aujourd'hui ne s'occupera guère ;

Il espère donner tout le jour au plaisir,

Pour le solliciter, vous pourriez mieux choisir.

FÉLIX

Oh! vous avez raison ; ce n'est pas que je pense

A le solliciter ici : mais ma présence

Me familiarise avec son souvenir,

Et pourra m'être utile au moins pour l'avenir.

DURVILLE

Je le désire fort. Pardon si je vous laisse, On m'attend au billard.

1 11 s'éloigne.

MALGRÉ LUI. Sg

FÉLIX, à part.

Un peu de hardiesse.

Haut.

Un moment , s'il vous plaît !

LUilVILLE, d'un air empresse.

Je reviens sur mes pas.

A part.

Que voulez-vous de moi ? Ne rexaspérons pas.

Mon oncle a bien voulu , sans doute , dans sa lettre , Vous instniire des vœux que j'ose me permettre. Votre charmante nièce a su toucher mon cœur ; Et d'obtenir sa main, je ferais mon bonheur,

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