PREFACE
Lorsque nous apprîmes la création d’un enseignement spécial d'Hygiène industrielle et de Médecine du travail, en vue de la préparation de médecins d’usine, nos aspirations professionnelles et notre ferme désir de contribuer, pour une part si minime soit-elle, à lPamélioration sociale des travailleurs, nous engagèrent à préparer le diplôme d'Hygiène industrielle et de Pathologie du travail.
Notre Maître, M. le Professeur agrégé Duvorr, à qui nous avions demandé un sujet de thèse, nous proposa en fin d’études : « Le Médecin d’usine ».
Nous acceptâmes ce sujet avec plaisir, sans nous dissimuler toutefois notre témérité et les difficultés d’une telle entreprise, aussi, sollicitons-nous votre indulgence pour l’imperfection de ce travail due à notre jeunesse et à notre inexpérience.
Loin de nous la prétention d'émettre des idées neuves sur cette question, ou d’en faire le point, car nous savons qu’elle est appelée à évoluer constamment.
Nous nous sommes efforcé de synthétiser les travaux de spécialistes compétents et de donner quelques conceptions modernes du Médecin d’usine.
BOUCHART
Notre tâche a été grandement facilitée par les Médecins d’usine en exercice avec qui nous avons été en relations et à qui nous adressons nos bien vifs remerciments.
Cependant nous tenons, tout spécialement, à témoigner toute notre gratitude à M. le Docteur René Bar- THE, notre distingué confrère, secrétaire général de la Société médicale des Hygiénistes du travail, spécialiste autorisé de la question, qui nous prodigua ses encouragements et nous fit profiter de sa haute expérience.
Qu'il nous permette de lui dédier cette modeste étude !
Notre contribution au progrès de la médecine du travail sera bien peu importante; maïs si nous évitons aux jeunes médecins d’usine un travail de compulsion long et parfois fastidieux, les tâtonnements et les erreurs du début, par suite une perte de temps précieux pour tous, si les quelques idées générales, que nous avons exposées ici, leur permettent d’orienter immédiatement leur activité dans l’usine où ils seront affectés, en suivant une voie qui nous paraît rationnelle, si, enfin, nous convainquons les Chefs d’entreprise à s’assurer la collaboration du service médical, nous aurons œuvré utilement et ce sera notre plus belle récompense. C’est toute notre ambition.
Il appartiendra à nos confrères de compléter cette ébauche à l’aide de la bibliographie, car le sujet est si vaste que nous nous sommes astreint à ne traiter que l’essentiel.
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Merci également à tous ceux qui nous ont prêté leur concours, à nos éminents et dévoués Professeurs, à nos confrères étrangers qui nous ont tenu au courant des travaux effectués chez eux.