‹ Le médecin de bataillon d'infanterie en campagneChapitre 10 sur 51 · LAS · texte numérisé non relu

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ou bicarbonalée, s'accolent à nouveau après le passage de l’homme.

Dans le premier tambour, derrière par conséquent ces premiers rideaux, se trouve un homme qui, revêtu de son équipement anti-gaz, de son masque, pourvu d'un Vermorel, veille à l’occlusion des rideaux, à la neutralisation du gaz qui passerait, fait quitter leurs sur-vêtements imperméables aux entrants on les arrose avec la solution hyposulfitée. Ceux-ci n'étant plus nocifs, continuent par le second lambour, où tambour de sûreté.

Le même dispositif peut être utilisé pour le P.S$. avec celte différence que sur le premiér tambour on branche :

a) Une petile salle de déshabillage où le gazé est dépouillé entièrement de ses vêtements et de son linge :

b) Une autre salle où il est lavé dans une cuve avec

de l’eau tiède bicarbonatée. Il est envoyé ensuite, par le deuxième tambour, dans la salle de pansement, où on lui donne les soins nécessaires. Puis il ressort par l’autre entrée, muni à nouveau de linge, de vêtements et recouvert d’un ajustement imperméable pris à la réserve du P.S.

Il est essentiel, avec l’évolution de la guerre actuelle et le très fréquent emploi de l’ypérite, d’avoir à son P. $S. un nombre suffisant de collections de linge et d’effets de rechange en même temps que de survêtements imperméables. La dernière chose est ce qui a le plus manqué,

De tout cela il ressort que le P. S. de secteur organisé doit être composé :

a) D'une salle de déshabillage pour gazés ;

b) D'une salle de lavage avec grande cuve et réchaud à alcool solidifié ;

c) D'une salle de pansements ;

d) Des salles de logement pour le personnel et le inédecin, si possible.

Ce dispositif était employé dans notre régiment secteur À. P. (Aïsne). ,

Mais pour le fonctionnement parfait de ce P. S$., il faut un personnel dressé. Le médecin aura préalablement, durant les périodes de repos, fixé le rôle de chaque brancardier ou infirmier, et le personnel réduit que le médecin a avec lui suffira à peine à discipliner et à contenir l’affluence affolée des gazés dans les bombardements sérieux.

La garde aux gaz nous a été un exemple de la nécessité de voisinage immédiat entre le P. $. et le P. C. de bataillon, tant pour les renseignements que pour cette surveillance continuelle qui prend encore, sans cela, un homme à notre effectif sanitaire.

Mais lorsque le P. S. sera bien protégé contre les gaz, lorsque tous les abris auront été munis @œs rideaux nécessaires, la défense du secteur ne sera pas encore complète. IT faudra prévoir pour chaque groupement d’abris (section), pour chaque abri isolé une petite réserve de chlorure de chaux bicarbonalée que le chef de section ou, à son défaut, le

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