HYGIÈNE DE LA TRANCHÉE PENDANT LA PRÉPARATION D'ATTAQUE
Pendant le temps qui précède l'heure de l'attaque (que ce soit un ou plusieurs jours), alors que le bataillon d'assaut occupe la première ligne, l'hygiène de la tranchée se trouve être, comme le dit le M. A.-M. Dalidet, fort différente de celle que pouvait assurer le médecin de bataillon en secteur calme.
Outre qu’on ne peut demander un gros effort d’assainissement aux hommes, qui dans quelques heures peul-être vont avoir le plus dur des labeurs, il nous a toujours semblé inutile, sous les barrages incessants, de risquer des vies humaines pour un résultat bien faible. 1
Pendant ces heures d'attente énervante où tout semble crouler au milieu d’un‘grondement à peu près ininterrompu, où l’on peut souvent à peine sortir de son trou, les hommes se relâchent des habitudes prises, et s’isolent n'importe où, entre deux rafales, ou bien souvent restent dans le fond de l'abri, remplaçant la feuillée par une pelle qui servira tout à l'heure à lancer au loin les résidus malodorants.
Nous nous en sommes donc tenus, pour notre part, à faire passer dans les moments d’accalmie quelques brancardiers avec du chlorure de chaux, qu'ils répandaient un peu partout, puisqu'un peu partout
NTI
besoin en était, ou qui, à défaut de désinfectants, Jelaient quelques pelletées de terre.