MATÉRIEL D'ATTAQUE
Quel matériel va faire emporter le médecin de bataillon et comment le répartira-t-1l ? La pratique nous à appris qu'il ne fallait pas songer à véhiculer tous les trésors, si restreints soient-ils, que renferme la voiture médicale. Et la sélection sera vite faite si l'on s’en tient aux deux indications : parer aux éventualités et au grand nombre de pansements, ne pas surcharger son personnel.
Deux parts sont à faire dans le matériel d'attaque :
1° Le P.S. de relai, étant installé dans un abri suffisamment vaste el pas trop encombré de garnison jusqu'à l'attaque, aura cornmme réserve du futur P. S. avancé, des brancards réglementaires (7), un très grand sac renfermant des pansements des divers types (A, B, GC, individuels), un sac d'appareils à fractures que nous appellerons d'urgence, c’est-àdire les plus commodes (gouttières-paillons Legendre, 3 formats), une réserve de ouate, un panier de médicaments avec seringues et ampoules, un tube d'oxygène avec ballon et masque tuyvauté, un sac de masques de réserve, les équipements anti-gaz, le nécessaire à javellisation, la caisse des papiers et fiches, et si possible le petit tonneau à eau de la voiture medicale. Tout ceci nécessite, pour être transporté, une corvée de six à huit hommes.
2° Le médecin de bataillon, avec son caporal bran-
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cardier el les équipes de réserve emporteront l’indispensable, savoir : un petit sac de pansements par homme, un brancard réglementaire, des gouttièrespaillons Legendre, quelques masques de réserve, chaque brancardier ayant, bien entendu, sa musette de pansement.
La musette du caporal brancardier andre lieu de sac à médicaments et renfermera le strict nécessaire à ce sujet.
Chaque brancardier emporte sa toile de tente en sautoir, et une perche, sauf ceux auxquels, par équipes de deux, on aura pu donner le brancardbambou dont il a été parlé au précédent chapitre. Il est inutile de surcharger les hommes avec le brancard réglementaire, car ou 1ïls le laisseront de côté pendant l’action, ou il leur fera perdre un temps énorme et diminuera le nombre des équipes, puisqu'il faut quatre hommes pour l'utiliser dans cette période.
On se demandera pourquoi faire emporter une perche par homme et non par deux hommes. La raison est simple : supposons, ce qui arrive fréquemment, que tous les brancardiers d’une compagnie soient en train d’évacuer et qu'à une-section survienne un ou des blessés pendant leur absence. Si les conditions de la lutte le permettent, les chefs de section pourront ainsi, avec les perches restées et les toiles de tente individuelles, faire transporter par une corvée les plus gravement atteints jusqu'au P.S$. avancé.
Ce moyen d'évacuation qui nous a tant servi du-