‹ Le médecin de bataillon d'infanterie en campagneChapitre 36 sur 51 · ÉVACUATIONS · texte numérisé non relu

ÉVACUATIONS

Evacuer à bras, ce que nous avons fait, est, si l’on se rend bien compte de la situation du bataillon déployé et en pointe, chose incompatible avec un résultat heureux pour les blessés, s'ils sont même en pelit nombre. Nous avons pu nous servir quelquefois des brouettes porte-brancards, et ceci très utilement d'ailleurs.

Pourquoi ne pas doter chaque bataillon de quatre voiturettes du type de celles de mitrailleuses, transformées, qui, chacune avec un seul cheval et un seul conducteur, pourraient transporter quatre blessés assis, ou deux couchés, par tous les terrains, du P. S. de bataillon au P. $S. du régiment ou au P. S. de relai.

On avait essayé bien avant la guerre différents types de voitureltes pour remédier à ce manque de moyens d'évacuation du service sanitaire de bataillon en guerre de mouvement (voiturettes trainées par des chiens, voiturettes traînées par une motocyclette).

Et cela répondait à une nécessité qui s’est faite plus impérieuse durant celte canipagne, Les quatre voitu-

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reltes dont nous avons parlé trouveraient également leur utilisation en d’autres temps, comme nous le verrons au prochain chapitre.

Liaison

Le bataillon changeant souvent de place, et le P. $. s'immobilisant (ne serait-ce qu’un temps assez court), il faut à ce dernier, pour retrouver le contact, comme pour les renseignements sanitaires des compagnies, un moyn de liaison rapide. Il existe à cet effet un cycliste auprès du médecin de bataillon.

Cependant, si le terrain est défilé ou boisé, le cheval du médecin de bataillon trouve là un de ses principaux emplois. Confiant dé temps à autre son P.$. au médecin auxiliaire, le médecin de bataillon pourra voir rapidement ses compagnies et aider à la plus grande rapidité des soins et des évacuations.

Lorsque la progression devenant brusquement très rapide, le médecin-chef ou le premier relai se trouvent trop éloignés pour que le médecin de bataillon puisse évacuer jusqu'à eux par ses propres moyens, un brancardier, laissé avec les blessés préalablement pansés et réunis en une sorte de refuge, attendra l’arrivée de l’échelon sanitaire suivant, et rejoindra ensuite suivant les indications données par son chef.

Mais, dans la phase de la guerre qui nous occupe, les sections sanitaires automobiles poussées à. l’extrême limite, peuvent simplifier toutes ces questions et éviter le morcellement de nos effectifs.

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