CONCLUSIONS
J. — ACTION SANITAIRE bùü MÉDECIN DE BATAILLON
A) Hygiène. — Elle est applicable surtout en secteur calme et au repos. Là se rangent :
a) La protection individuelle, la protection colleclive contre les agents atmosphériques, les germes pathogènes (lutte contre les poux, les rats, [les mouches, les moustiques), les foyers d'infection, le péril des aliments.
b) Le péril de l’eau. À ce sujet, rappelons la méthode que propose M. Ie Docteur Rochaix (de Lyon), pour l'analyse immédiate et sur place, qui serait précieuse pendant les attaques, en attendant le contrôle bactériologique.
c) La désinfection, l'assainissement du secteur.
d) Les inhumations, la toilette du champ de bataille.
e) La propreté corporelle des hommes, tant au re-
pos que dans la tranchée.
Et si nous avons effleuré quelques-unes de ces
questions en négligeant les autres, c’est uniquement pour éviter des redites, tout particulièrement avec
l'ouvrage du M. A.-M. Dalidet. |
B) Action morale dû médecin de bataillon. — Elle se rapporte à l'hygiène, et nous la placerons à côté d’elle, puisque le médecin est en contact immédiat et constant avec les hommes, par conséquent appelé de par ses fonctions à les bien connaître.
Cette action peut être très grande, à la condition d'être bien comprise, régularisée et obligatoire. Elle englobe l'instruction technique du personnel sänilaire, l'éducation hygiénique du soldat par des causeries, des exemples, une-surveillance constante de ses conditions d'existence. |
Et il nous a toujours semblé que dans la guerre, comme dans la paix, cette action pouvait porter ses fruits bien au-delà du temps que le soldat passera sous les drapeaux.
Las
C) Protection contre les gaz. — Actuellement, organe du ecommarndement, elle nous a paru ressortir du rôle sañitaife, ét nous avons dit comment.
: D) Soins médicaux. — Ils seront meiïllèurs et plus faciles à donner däañs des postes dé secours construits suivant les nécessités de la guerre actuelle.
E) Evacuations. — 11 faut que le médecin de bätaillon les prévoie, les prépare; et plus tard les assure avec le plus de rapidité et le plüs de moyens possibles.
Elles entraînent avec elles, plus encore que Îles
or
autres questions, la liaison étroite du commandement et du Service de Santé, le matériel spécial à adapter aux différentes conditions de combat.
IT. — MoptFICATIONS QUI SEMBLENT NÉCESSAIRES Nous avons constaté qu'il nous manquait encore :
a) Au point de vue du matériel roulant, des moyens de transport pour chaque service de santé de bataillon, c’est-à-dire quatre voiturettes (le type voiturette de mitrailleuse transformée paraît le meilleur).
b) Au point de vue matériel d'évacuation, l'emploi généralisé du brancard en toile à perches de bambou interchangeables, concurremment avec les huit brancards du type réglementaire. |
c) Au point de vue effectif, une augmentation de personnel le portant à huit brancardiers et un infirmiér par compagnie, tout en laissant au médecinchef la libre disposition des musiciens.
d) Aü point dé due mâtériel d'hygiène, la dotation, pour le phaÿmatien régimentaire, d’une sacoche renfermant le nécessaire pour änalÿse chimique immédiate des eaux rencontrées.