SCÈNE IX
Les Précédées, M. DE RAMSAY.
M. de ramsay, a part, en entrant.
C’est lui, c’est notre docteur.... {Haut à madame de Limeuil.) Je viens , madame , d’inviter votre tante et ces dames à vouloir bien passer la soirée chez moi.... elles ont daigné accepter. Puis-je espérer que vous voudrez bien les accompagner?
ROSELYN.
Pardon, monsieur, est-ce un bal, une soirée agitée ?
M. DE RAMSAY
Que vous importe ?
ROSELYIf.
Il m’importe que madame ne peut pas accepter.... je ne peux pas me permettre....
M. de ramsay, ci madame de Limeuil.
Comment , monsieur? et....
llOSELYN.
Ali ! j’en suis désolé.... mais je suis inflexible Je ne suis pas de ces docteurs
complaisans , qui transigent avec leur devoir je déclare qu’une seule contredanse
vous ferait un mal affreux mais je dis af-
freux.
Mme DE LIMEUIL.
Hé bien, docteur, rassurez-vous ( A
M. de Ranisaj. ) J’irai.... (à Roselyn ) mais je ne danserai pas.
ROSELYN.
C’est égal.... voilà une imprudence....
M. DE RAMSAY
Dont je suis responsable ; et c’est moi seul que l’on accusera.... ( A madame de Limeuil.) J’aurais voulu aussi vous parler sur un sujet important.... un sujet qui vous concerne. ( Regardant Roselyn. ) Allons, il ne s’en ira pas.
( Il na pour parler à madame de Limeuil. )
COMÉDIE- VAUDEVILLE. 47
roselyy, prenant la parole , et l’interrompant.
Si c’est quelque chose de sérieux.... je vous engage à remettre à un autre moment; car nous avons la tête bien faible.
m. de ramsay.
Il suffit , monsieur je sais ce que j’ai à
faire.
ROSELYN.
Ab ! si la santé de madame vous est indifférente.... je n’ai plus rien à dire.
M. de ramsay, avec impatience.
Hé , monsieur !...
Mmc nE limeuii..
Colonel
M. DE HAMSAY.
Madame sait bien que je ne viens lui demander qu’un mot.... un seul mot.
ROSELYH.
Et moi , je défends à madame de parler davantage.
J\r. DE RAMSAY.
Parbleu, celui-là est trop fort!