‹ Le médecin de damesChapitre 2 sur 33 · M. DE RAMSAY, LOLOTTE · texte numérisé non relu

M. DE RAMSAY, LOLOTTE

LOLOTTE

Comment , colonel , on se croit seule à se promener dans le parc, et l’on vous rencontre ainsi ?

M. DE RAMSAY

Comme propriétaire des environs , je venais faire à M. Vermont, votre oncle, une visite de voisinage.

LOLOTTE

Je vais l’avertir ; car mon oncle et ces dames sont à déjeuner.

Non.... ne vous donnez pas cette peine.... De toutes ces dames, mademoiselle Lolotte, il n’y en a pas une dont la société me paraisse plus agréable que la votre.

DOLOTTE.

Vraiment.... (A part.) Je devine; il a quelque chose à me demander.

M. DE KAMSAY.

Est-il vrai, comme on me l’a assuré, que madame de Limeuil , votre cousine, soit venue aussi passer quelques jours dans ce château ?

LOLOTTE

Oui, monsieur.

COMEDIE- VAUDEVILLE

M. DE RAMSAY

On dit qu’elle est souffrante ?

LOEOTTE.

Oui, monsieur; des nerfs, de la poitrine, du moins à ce que dit M. le docteur.

M. DE R AMS A Y.

O ciel !... et elle ne reçoit pas ?

ROROTTE. *

Non, monsieur.

J’en suis désolé.... pour elle.... et pour moi ; car je donne ce soir un bal où je comptais inviter ces dames. C’est pour cela que je venais.

r o lotte , le regardant malignement.

Non, colonel.... ce n’est pas pour cela.

M. DE RAMSAY

Que voulez-vous dire? achevez, je vous prie.

ROROTTE.

Monsieur le colonel, êtes-vous content de

Léon , mon cousin , qui est dans votre régiment ?

JVI. DE R AMS AT.

Le petit Léon de Verneuil ?

LOLOTTE

Oui, monsieur.... sous-lieutenant de carabiniers, premier escadron, deuxième compagnie un joli garçon, n’est-il pas vrai ?

M. DE RAMSAY

Un enfant un étourdi.... mais excellent

officier.

LOLOTTE

Air : si h ! si madame me voyait .

En êtes-vous bien satisfait?

Ab ! dites-moi tout sans mystère.

M. DE RAMSAY

Oui.... c’est un brave militaire.

Le dernier rapport le disait. (bis.)

LOI.OTTE

A-t-il toujours le même zèle?

COMEDXE-VAUDEVILXjE.

M. de ramsay.

Oui,... le rapport le disait bien.

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