‹ Le médecin de son honneur: drame en trois actes et en versChapitre 19 sur 46 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Lb8PRBcéden8,D0NAMENGIA,;INEZ [partant ttn flambeau),

DONA MENCIA (à I/l€z).

J'attendrai mon époux que retient Son zèle pour le roi. Donnez-moi ma guitare.

(Inès sort, rapporte une guitare et rentre daos i'appartemcnl.] DONA HENGiA (remeftodU la guitare sur la table). De mes sens éperdus la tristesse s'empare Mes doigts inàttentifs formeraient de vains sons. Mon cœur soupire, hélas!

l'infant {bas à Jacinthe).

Elle est seule, avançons.

JACINTHE (bas à l'infant).

Non : vous montrer sitôt, c'est perdre la partie ; Il faut que dame Inez, la duègne, soit sortie Nous surveiller sans cesse est son commandement ; De la prudence.

(Elle s'avance seule près de dona Mcncia.) DONA MENciA [à Jocinthé).

Ah ! viens : que fait dans ce moment, Le prince...

JACINTHE

Au jardin seul il a voulu descendre Sa bouche, en gémissant, du moins j'ai cru l'entendre, Prononce votre nom,

DON A MENCIAr

Sans doute, il le maudit.

Moi, l'épouse d'un autre, ô mon Dieu, qui l'eût dit !

JACINTHE

D'un triste SQuvenir votre ame s'est remplie ;

Voulez-vous, poui* charmer votre mélttilcblie, Que je vous chante un air autrefois si chéri, La chanson de i'abei)le !

DONA MENCIA

Ah ciel! si don Henri L'entendait du jardin ?

JACINTHE

Eh bien ! quel mal, madame, P*apaiser de si loin les tourmens de son âme !

DONA MENCIA

Mais sous cette terrasse il peut venir... et puis S'il montait.

JACINTHE

Cette nuit, obscure entre les nuits, Empêcherait, du moins, qu'on lîfe le vît.

DONA MENCIA

Jacinthe, Inez est encor là , mon cœur est plein de crainte ,

JACINTHE {conduisant sa maîtresse jusqu'aujauleuil). Ne m'avez-vous pas dit que votre chant' d'amour L'appelait et savait Téloigner tour à tour.

JACINTHE (prend la guitare et chante)»

l*"^ COUPLET.

Sur les fleurs voltige une abeille Ne sachant laquelle choisir , Mais Tamour de loin la surveijle ; Amour , viens la saisir. ^

(L'infant s'avance un peu; dame Inez en ce moment enlr'ouvrc la porte du pavillon ; Jacinthe, qui la surveille, commence aus* ; sitôt le second couplet.)

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