‹ Le médecin de son honneur: drame en trois actes et en versChapitre 24 sur 46 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les précédens, COQUIN [sortant tout effaré du cabinet), puis JACINTHE.

COQUIN

Au sccourS; à mon aide!

Un homme !

DON GtrTlERRE.

Un homme ici !

JACiNtiiE [accourant).

Quelque songe robsèdc.

DON gi:tierre.

Parle donc, malhoiiroux? un homme, un homine.

ÎACINTIIK.

Il mont... (4)

COQUIN

Je mens ! quel intérêt ai-je à mentir, vraiment? J'ai touché son manteau, j'en réponds sur ma tête.

DON GUTiERRE ( il VU prendre le flambeau sur la table à droite).

Eh 1 bien, je vais le voir. [A part.) Quelle terreur secrète Saisit mon cœur... (à Coquin.) Allons, prends ce flambeau,

Seigneur I Qui? moi!.

DON GUtlfiRIlE.

Prends-le, te dis^je.

COQUIN

Ah ! peut-être ai-je eu peur Sans motif, et personne....

DON GUTIËARE.

Un homme ici se oache...

[A Coquin.) Prends donc ! prends.

JACINTHE [bas à Coquin), C'est l'infant.

DON GUTiERRE.

Avanceras-tu, lâche?

(Il se rapproche de la table et saisit son épée.) COQUIN (à part).

L'infant qui m'a donné de l'or...

(Il souffle sur le flambeau, et le laisse tomber après avoir fait quelques pas.)

Ah! le flambeau H*est échappé des mains*

(Nuil).

DON GUTIERRE.

Quel contre-temps nouveau ^ J'irai donc sans lumière..

(Il entre dans le pavillon, l'infant en sort un instant après.)

DONA 3IE.NCIA.

Evénement terrible !

(l) Jacinthe, Gftquîn, don Gulicrrc, Mencia.

GQOUIN.

Je oonnais sa fureur^ sortais a'il e^ possible...

Jacinthe (se dirigeant vers VinfaniV Quelqu'un ! Est-ce Tinfant?

(«le ^ M^nmitt k %fM itonieAu.) €'eB& V0Q8^ Seigneur, partez.

On a marché!

noiiTA WÊsiim (# pairt).

Mon Dieu !

jkcxmvLt^C^êùW Henri)*

Pas de bruit : arrêtez.

DOÎ^ oûfitirfiifi.

Je distingue un peu mieux ; eeitë sdle est iâoiË9noii^«

GOQtit?r.

Ne pourrai-je donc pas ifie cacher dans^l'armoire Ij

noN GUTiinm« [iKiéitàniitamaU^ lUr C^jw^Jr Holà 1 je le tiens.

coot^iN.

Aie! aie 1 (JteHtthe, peitdtiit la' ttfttède don Gotterteet dè6oqnin, fait sortir rioftnti pois entre TlTemeot dam le parillon de don* Mencla.)

DON GU'EIEnnB.

ÀUonslne bougez pas , Ou bien voua êtes mort.

Ouais I à moi le trépas', Seigneur.

oipN Qu'Ame.

Si je ne sais sur le champ qui vous êtes, Je vous étrangle.

COOIÎIN.

ciel ! ouf I qu'est-ce que vous faites?

Je suis Coquin, seigneur, votre Goquin.

DONQirnERlte.

Non, non t Ruse d'enfer !

. COOIHN.

Je suis votre vieux compa^ien , Ne serrez pàis Si fort.

(Jaeiiitlie» ebtre avee àt^*fkm\»mÊk^

Voici de la lumière.

DONA MENCIA

C*est votre serviteur, en effet, don Gutierre.

DON GUTIERRE.

Sot!

COQUIN

Je vous le disais ; enfin, me croirez-vous?

DON GUTIERRE (à part).

Quelque profond mystère est caché là dessous, mon âme !

DONA MENCIA {bos à Jacinthe).

Est-il bien parti ?

JACINTHE

Soyez sans crainte.

DON GUTIERRE (À Coquin).

Si dans tes faibles mains la clarté s'est éteinte. C'est à ta lâcheté, maraud, que je le dois.

COQUIN (dissimulant).

J'avais peur, en effet; si l'on vivait deux fois, Je vous sacrifierais ma première existence ; Mais comme c'est douteux, vu cette circonstance, Je tiens à demeurer long-temps dans ce séjour. La plus belle épitaphe a moins de prix qu un jour.

DONA HENCU.

Des voleurs ont sans doute appris votre veillée.

DON GUTIERRE (à part).

vérité , je crains de te voir dévoilée !

Iiauf) Sans doute, et je m'en vais visiter la maison.

à Coquin) Allons ! [U le force à sortir avec lui.)

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