SCENE XVI
Les précédens , L'INFANT, COQUIN, JAaNTHE (4). (Jacinthe entre aussitôt dans la chambre de sa maîtresse.)
LE ROI
Que se passe-t-il donc, et craint-on ma présence ? Vous avez fait chez lui prendre un chirurgien.: Quisoufft^ ici ?
DON GUTIERRE.
Grand roi, quel malheur est le mien !
LE ROI
Je veux en être instruit ; parlez !
DON GUTIERRE.
Je vou Que vous allez entendre un récit bien funeste, Le plus triste qu'un prince ait entendu jamais ; Car dona Mencia, 1 épouse que j'aimais, Que le ciel me donna dans un jour si propice , Cette chaste beauté ! . . .
JACINTHE {sortant de la chambre de Mencia dont elle laisse la porte ouverte).
Sire, sire ! justice I Ma maîtresse n'est plus.
(Elle se jette aux pieds du roi.)
(1) L'infant, le roi, don Gutierre, Coquin, Iç chirurgien sur le second plan.
DON ûUTiBRRE (à JacintHus).
4 |»»rfPi * fl i1et... debout.
La douleur vous égitf«.
fis 'voit appnitiâreiniti
Que vois-je à cette jpoi^ ¥ fkie fiaaift att o i yofaUi l Unemain desaog!
Dieu 1 fâ JwiiiatM» de crainte. '
LKAOI. ,
Pourquoi ce sang, seigMor ? >
JACINTHE
O prinee ! à vos genoux, Je \^ réfkVd eneer : litttfoel
ueiioi.
lieireE-^voiisl JACINTHE (m pieutani).
Attachée à son lit, de tout son sang baignée, sire ! ma maîtresse eat làorte aamoBinée.
UB noi.
DonCNtfîerre!...
Eh bien 1 sise, |iu dessus de leur seuil, j
Ceux oui, daDB4ottr.mpkM motteot^in juste <pipwi^ Font placer un ecu. i.'fiOD&eur est mcia «ffioe : La main ensanglantée indique ma justice. j
L'affix)nt que j'ai reçu de Ififut tâqi^ se noya Dans un J)iBg((H*<iimaeI.
DOOr SENIU.
Jkfencial Meftcâal
LEJIÛI.
Vous avez oublié que dans TËspagne entière
Mon nom de justicier est cooaU) don Gutierre.
A mon droit souverain vous deviez plus d'égard. ,
D09( AUTIERBE.
Sire, chacun de nous garde ses droits à part, Je dois mon bien, nda vie, au roi qui les réclama., Mais rhonneur est à moi : patrimoine de rame, le ne le dois qu'à 9km.
XE fiOI.
Vous ires devant lui.
De cet honneur jaloux rendre compte aiijo«râ%lû.
saN«fi¥iiimB.
Lorsqu'il créa le monde, il fit le mariage, St sa M ne rettt pas que l 'on y porte outrage .
Je ne crains rien de lui ni des honunes non plus, Je dois être approuvé par les cœurs résolus, Sire, si tout époux dont la femme est séduite, D'une âme vigoureuse imitait ma conduite, La crainte du danger, à défaut du devoir, Sur un sexe fragile aurait quelque pouvoir.
DON HENRI
Elle était innocente. A sa foi je le jure, La noble Mencia n'a pas été parjure , Sire, et pour vous convaincre il fallait peu d'j Si vous m'eussiez daigné tantôt laisser ce temps. DON GUTiERRE (avec amertume).
Innocente !
LE ROI
Il suffit.
COQUIN (à part).
Ah ! que Dieu nous assiste, Je le vois à présent, la vie est chose triste.
SCÊIVE DERmÈRE:
Les précédens,* L'OFFICIER du premier acte,«tttfe du roù
LE ROI
Qui s*avance en ces lieux contre ma volonté.
l'offigier.
Nous accourons apprendre à votre mayesté, Un grave événement : pour cerner cet asile, Un gros de mutinés est parti de Séville.
LE ROI
Se peut-il? jusque-là pousser la trahison !
DON GUTIERRE.
Vouloir saisir le roi dans ma propre maison !
LE ROI
Que la défense ici sur tous les points s'apprête!
DON GUTIERRE [au rofj.
Quand le bras peut servir doit-on prendre la tète ! Sire.
LE ROI
n est des momens où tout est différé Suivez-nous au combat.
DON GUTIERRE.
Oui, sire, et j'y mourrai.