‹ Le médecin de son honneur: drame en trois actes et en versChapitre 45 sur 46 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Caldéron a mis en scène dona Léonor ; il a développé également le rôle de don Arias. Ces deux personnages nous ont semblé ralentir Taction et devoir rester dans l'ombre. L'irrégularité de l'ancien théâtre espagnol, avec ses changemens de lieu perpétuels, admettait un certain décousu que notre théâtre n'a jamais comporté. Le caractère du gracioso a été apprécié d'une manière ridicule par don Eugenio de Ochoa, lorsqu'il a dit : « Es dificil ser mas insulso e|im pertinente que el buen Coquin. » Coquin n'est ni sot, ni impertinent. M. Damas-Hinard a renduplus de justice à ce valet bouffon. « Quant au gracioso, dit-il, cette fois il s'harmonise on ne peut mieux avec le reste de,rouvrage ; il n'appartenait qu'à un artiste de génie d'imaginer ce contraste entre le bouffon et le roi don Pèdre, et de rendre le premier plus sérieux et plus triste à mesure que le drame tourne au tragique. » Nous avons donné à ce personnage plus d'importance qu'il n'en a dans la pièce de Caldéron, en renforçant son bavardage de beaucoup de plaisanteries, empruntées à ses pareils, dans quelques autres oa<* vrages du même auteur. Le couplet :

Je me fais sommelier pour aller à la cave,

jusqu'à «I J'ai deux maîtres, » appartient à Outrage secret, Ven-^ fjeance secrète (A secreto agravio sécréta venganza.)

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