‹ Le médecin de son honneur: drame en trois actes et en versChapitre 8 sur 46 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

LES MÈSfËS, moins lés solliciteurs.

DON GUTIERBE.

Sire, puis-je prétendre à la faveur si haute, Moi, chétif, de baiser la main d'un royal hôte! Votre humble serviteur ose vous en prier.

LE ROI (lui tendant la main).

Don Gutierre, approchez... illustre cavalier, Ferme appui de mon trône...

(A. dona Meocia en s'avançantvers elle.)

Et vous qu'il a choisie Pour parfumer ses jours, fleur de l'Andalousie, Je veux devant eux tous rendre à votre beauté L'hommage qu'un époux fait à ma dignité.

(Il lui baise la nialn).

[A Don Henri) Prince, de votre chute étos-vous remis?

DON HE>îRI.

Sire, Pas tout-à-fait.

LE ROI

La nuit sur tout ce qui respire Verse un baume divin qui soulage les maux.

DON HENRI [regardant dona M eucia).

Je le crois.

LE ROI

Réclamé par d'importans travaux Je désire être seul.

DON GUTIERRE.

Je vais durant cette heure .

D'une aile du château faisant votre demeure,

Oîi furent mes aïeux, lieu saint et respecté

Préparer une chambre à Votre Majesté ; .

(Se tournant vers don Henri.)

Une autre à votre altesse.

(Don Gutierre sort par la porte du fond suivi de donaMencia, de Jacinthe et de ses valets. Coquin, après avoir compté les pièces d'or qu'il a reçues de l'infant, fait signe qn'U a le dessein d'en obtenir autant du roi, et seçitcbe sous une des tapisseries à droite.)

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