‹ Le médecin des follesChapitre 20 sur 36 · F. ROy. dilctir · texte numérisé non relu

F. ROy. dilctir

sur les loils voisins par une fenêtre garnie de rideaux de mousseline blanche, très commune, mais d'une blancheur éclatante.

Le logement, composé d'une seule pièce et d'un cabinet, ofTrait les dimen sions les plus exiguës.

Un très petit nombre dé meubles grossiers le garnissaient tant bien que mal, mais un ordre parfait, une propreté flamande, rachetaient la pauvreté de l'ensemble.

Claude trouva que la mère et le lils étaient logés gentiment.

Le fils de madame Tallandier. — nous le savons déjà, — avait environ douze ans.

Sa figure un peu hâlée, piquée çà et là de taches de rousseur et couronnée par une épaisse chevelure fauve frisée comme la toison d'un agneau, offrait des traits irréguliers mais fins, et respirait l'intelligence.

Ses vêtements plus que modestes étaient admirablement entretenus.

Madame Tallandier paraissait âgée de trente-cinq ou trente-six ans.

De taille moyenne, brune avec une chevelure épaisse et des yeux superbes, elle avait dii être très jolie, mais de grandes douleurs, des souffrances cuisantes, des privations peut-être, avaient imprimé à son visage un commencement de flétrissure.

Ses paupières gonflées et rougies offraient des traces de larmes récentes.

L'ensemble de sa personne commandait l'estime et la sympathie. — On se sentait en présence d'une honnête femme.

Claude Marteau la salua deux fois de suite.

— C'est bien vous, madame, — demanda-t-il ensuite, — qui êtes madame Tallandier?

— Oui, monsieur...

— Et ce jeune gars est votre (ils ?

'-^ Oui, monsieur... c'est Pierre... mon uiii(juo enfant... En répondant ainsi la paiivn! mère attirait le gamin dans ses bras et couvrait son front de baisers. — Eu même temps, ses yeux devenaient humides. Elle reprit :

— Qu'est-ce qui vous amène chez moi, monsieur ? — Est-ce pour un ménage ?

— Non. madame...

INJadamc Tallandier regarda son visiteur avec un peu de défiance et d'inquiétude.

— Mais alors, — fit-elle ensuite, — qui vous a dit mon nom? qui vous a indiqué ma demeure?.. Que me voulez-vous?...

— C'est bien simple... —je sors de chez M. ***, le constructeur de canots..!

— Où je vous ai vu tout à l'heure... — interrompit le petit Pierre. — C'est vous qui avez acheté le beau sloop que Ton a mis à l'eau il y deuxjours...

~ Oui, mon petit homme... — répliqua Claude Marteau, — c'est bien moi qui ai acheté le sloop pour le compte de mon bourgeois, M. Fabrice Leclère, et c'est au sujet de ce sloop que je viens voir votre maman...

— Je ne comprends pas du tout?.. — ht madame Tallandier.

— Une minute de patience et vous allez comprendre... — Ayant à soigner une flottille d'embarcations, j'ai besoin d'un aide, d'une façon de petit mousse...

■ — J'en ai parlé au constructeur... — Il m'a donné votre adresse en me disant que le gamin avait de l'intelligence à revendre, et qu'il ferait parfaitement mon aft'aire si vous consentiez à le laisser venir avec moi...

Madame Tallandier, dont la physionomie mobile exprimait un redoublement d'inquiétude, s'écria :

— Mon Dieu, est-ce que M- '" serait mécontent du petit, qu'il songe à s'en débarrasser?

— Nullement, madame...

— Mais pourquoi donc alors ne le garde-t-il pas?

— Parce qu'il a pensé que la place dont je dispose serait avantageuse pour l'enfant qui pourrait vous venir en aide.

— C'est beaucoup de bonté, et je suis reconnaissante de l'intention, mais M. *** sait bien que je ne veux pas me séparer du petit... — Il m'avait promis de lui enseigner le métier de constructeur, et, en éloignant aujourd'hui Pierre du chantier, ça pourrait l'cmpècher de gagner sa vie plus tard.

— Détrompez-vous, madame... Si je le prenais avec moi, ce serait dans l'intention de lui apprendre un sohde métier qui nourrit bien son homme... — D'ailleurs vous ne seriez pas séparé de lui par une longue distance... Mes patrons habitent Neuilly... — Quand l'enfant ne pourrait venir vous voir, vous pourriez, vous, venir passer de temps en temps la journée avec lui.

— Ah ! c'est à Neuilly que vous le mèneriez?

— Oui, madame...

— Et qu'est-ce qu'il y ferait.

— Tout ce que fait un mousse à bord d'un navire de l'État... — Et puis il m'aiderait à conduire les embarcations de plaisance et le bateau de pèche... à poser et à lever les filets., ,

— Ah! — dit le gamin, — j'aimerais ça! — La pèche,, c'est mon plaisir...

— Et, — reprit madame Tallandier, — il serait payé?

— Oui, madame, habillé, logé, nourri, et vingt francs par mois pour com-

mencer... — Si l'on était content de lui, au bout de quelques mois je me ferais fort de lui obtenir de l'augmentation...

— Vingt francs! — s'écria le petit Pierre qui semblait émerveillé de cette somme, — dis-donc, mère, ça ferait deux cent quarante francs par an aux- \ quels je ne toucherais pas etque tu mettrais de côté...

— Oui, mon enfant, — répliqua madame Tallandier, — mais j'aimerais mieux te voir constructeur... je serais plus tranquille...

— Ça me connaît, la varlope et le rabot I — reprit Claude. — J'ai le projet d'organiser un. petit chantier et de construire moi-même un canot... — L'enfant en apprendrait avec moi tout aussi long^ qu'ici... — Je me chargerais de faire de lui un ouvrier fini^ un batelier malin et un iiii pêcheur. De cette façon il aurait trois cordes au lieu d'une à son arc...

— Je ne dis pas non, monsieur... mais il faudrait nous séparer. — Ce que vous m'offrez, c'est très joli pour un enfant de douze ans... C'est énorme... Ça améliorerait beaucoup notre position, car M. *" a dû vous apprendre que je suis très pauvre... — ?Sous vivons de presque rien, et nous avons quelquefois bien du mal à vivre, — l'enfant ne me coûterait plus un sou, et avec l'argent qu'il gagnerait on pourrait lui faire pour plus tard un petit capital. — Je sais tout cela, monsieur; — dans l'intérêt du gamin je devrais accepter ce que vous proposez... -- Mais, que voulez-vous, le courage me manque pour le laisser partir... — Songez-donc, je n'ai plus que cet enfant sur la terre... et je l'aime tant !...

Ces dernières paroles furent prononcées d'une voix brisée, et la pauvre femme éclata en sanglots.

Elle s'était laissée tomber sur une chaise.

L'enfant, dont les yeux se mouillaient, s'élança sur ses genoux, lui jeta ses bras autour des épaules, et balbutia en l'embrassant:

— Mère, ne pleure pas, je t'en supplie! tu me fais pleurer aussi ! Pourquoi te chagriner comme ça?... On n'est pas séparé quand on se trouve à une heure de chemin l'un de l'autre... — Je veux, moi, que tu sois heureuse et que rien ne te manque... Je veux travailler et gagner de l'argent pour toi, afin de te dorloter quand tu seras vieille... — Laisse-moi aller à?seuilly... — Quand je ne pourrai pas venir, tu viendras me voir... ce monsieur l'a dit... — Je me conduirai bien... On m'augmentera, et je serai si content de penser que mon travail te donne le repos...

— D'autant plus, — reprit Claude Marteau — qu'il y a une autre chose très avantageuse, à laquelle je n'avais pas pensé tout d'abord... — Le produit de la pêche, à part, bien entendu, ce qu'on prendra pour la table des maîtres et pour la maison, nous appartiendra à moi et au petit... — Les bénéfices ne seront pas à dédaigner, rapportez-vous en à moi !... Voyons, décidez-vous, madame Tallandier... — J'en aurai bien soin, moi, du petit... — Il me plaît d'abord! — Je vois quU a bon cœur... — Il vous aime... il ne pense qu'à vous... et le» «iff^nts

qui aiment leurs parents, impossible de ne pas les aimer quand on a quelque chose là!

Et Claude Marteau frappait avec énergie de sa large main le côté gauche do son ample poitrine.

Il poursuivit :

— Pensez donc... la maison est bonne... — Il sera nourri comme un coq-en-plâtre... il engraissera... — Sans compter que le soir, quand il n'aura rien à faire, je l'enverrai à l'école...

— Oh! — dit Pierre avec orgueil, — je sais lire et écrire...

— Ça n'empêche pas d'aller à l'école tout de même et d'apprendre davantage... l'arithmétique, le dessin et un tas d'autres fichaises qui sont utiles à connaître...

— Oh! oui, le dessin! — s'écria petit Pierre dont l'œil étincela. — Savoir retracer sur le papier ce qu'on voit! Ça doit-il être amusant!... — J'aimerais

\ ça plus que tout

— Allons, madame Tallandier, — reprit Claude Marteau d'une voix encourageante. — Allons, prenez un grand parti... Soyez raisonnable... — Prouvez que vous n'aimez pas seulement le petit pour vous, mais pour lui-même... — Le présent n'est pas tout^ que diable ! — Songez à l'avenir, en bonne mère que vous êtes...

La pauvre femme pressa de nouveau contre sa poitrine le petit garçG.n, qui n'avait point quitté ses genoux.

Elle le couvrit d'ardents baisers en balbutiant :

— Oh! cher... cher... cher enfant... ma vie... mon âme...

Et elle poussa un profond soupir en essuyant de la main gauche les larmes qui recommençaient à couler.

— Eh bien, voyons, — demanda Claude Marteau, — avez-vous réfléchi suffisamment? — L'affaire est-elle convenue?

Madame Tallandier secoua la tête.

— Oh! monsieur, — répiiqua-t-elle, — tous comprenez bien que je ne puis pas vous répondre comme ça tout de suite pour une chose aussi grave... — Je veux y penser encore, et aussi consulter M. *** qui a été si bon pour nous...

— Eh bien, soit... — Combien vous faudra-t-il de temps pour tout cela?...

— Huit jours, monsieur... — Il me semble que ce n'est pas trop...

— Mettons donc huit jours, puisque vous y tenez absolument... — Je viendrai dans une semaine chercher mon sloop... — Nous causerons... et si vous êtes enfin décidée, comme je le désire et comme je l'espère, j'emmènerai Pierre...

Madame TalJandier fit un signe d'assentiment.

Claude tendit la main à l'enfant, qui la prit et la serra comme un homme, et le matelot sortit en répétant :

— Dans huit jours...

Tout en descendant l'escalier, il murmurait :

— Pourvu qu'elle consente î — il me va de plus en plus, ce moucheron ! — H me semble que de l'avoir avec moi ça me porterait bonheur!!

Le voyage de Georges Vernier s'était effectué rapidement.

Quatre jours lui avaient suffi pour aller à Genève, de Genève à Evian, d'Evian à Millerie, d'oii il était revenu d'une seule traite à Melun.

Mais, hélas! il revenait profondément découragé.

Il n'avait recueilli aucune indication, aucun indice pouvant le mettre sur la trace de la famille du condamné.

Les renseig"nements obtenus se bornaient à ceci :

L'homme estropié par l'explosion d'une mine prétendait s'appeler Pierre, — Il arrivait de France et n'était muni ni de papiers ni de certificats...

Admis à travailler aux carrières comme simple ouvrier, son intelligence, son zèle, et certaines connaissances spéciales l'avaient fait nommer conducteur des travaux au bout de quelque temps.

Aussitôt après la guérison de son affreuse blessure, il s'était mis en route sans dire où il allait, et personne à Millerie n'avait plus entendu parler de lui.

Georges ne doutait pas que cet homme ne fût le supplicié de Melun, mais à quoi lui servait cette conviction?

Paula Baltus, immédiatement mise au fait par le docteur du résultat négatif de son excursion en Savoie, considérait la guérison de Jeanne comme l'unique moyen, désormais, d'arriver à la découverte do la vérité...

Mais où trouver Jeanne?

La lettre écrite par l'orpheline à M. Delarivière n'était partie du Havre que depuis cinq jours.

Or il en fallait neuf à cette lettre pour arriver à New York, en supposant que nul de ces incidents fâcheux, si fréquents en pleine mer, ne retardât la marche du navire.

Paula, convaincue que la réponse attendue arriverait parle télégraphe, pressait le jeune médecin de trouver une maison de sauté dont il put faire immédiatement l'acquisition.

Georges cherchait, mais sans succès.

Il avait repris ses travaux, compulsant nuit et jour les auteurs anciens et modernes, dont les écrits traitaient de l'aliénation mentale sous toutes ses formes, et des moyens curatifs appliqués à cette etfrayante maladie.

Il entassait notes sur notes. — Il creusait une idée qui lui avait été inspirée

par deux ouvrages allemands, mais que certains spécialistes déclaraient absurde | et dangereuse. 1

Malgré ces contradictions, il se sentait irrésistiblement poussé par son ins- i tinct, par ses raisonnements, par la logique, vers l'emploi d'un moyen étrange i que nous connaîtrons quand le moment en sera venu.

D'autres avaient expérimenté déjà ce moyen avec une pleine réussite, et \ cela militait en faveur de ses convictions...

Il restait indécis, cependant... — Il éprouvait le besoin de consulter les \ maîtres de la science, de prendre l'avis des professeurs sous lesquels il avait étudié, et dont l'incontestable supériorité s'imposait à lui.

En conséquence, il résolut, après avoir écrit un mémoire relatif aux causes apparentes de la maladie de Jeanne, à tout ce qu'il avait appris de la bouche de M. Delarivière sur le tempérament de sa femme, et enfin à ce qu'il avait remarqué lui-même pendant qu'il lui donnait des soins, il résolut, disons-nous, d'aller trouver le plus vénéré de ses professeurs, et de le consulter sur l'opportunité du moyen curatif qui le préoccupait si vivement.

Il était à peu près sûr d'être reçu, vers huit heures du matin, parle médecin célèbre.

Un matin donc, au point du jour, il monta dans le train-poste, et aussitôt à Paris gagna le quartier de la Sorbonne où demeurait le docteur V...

Le docteur était chez lui.

Georges lui fit passer sa carte par un vieux valet de chambre à cheveux blancs, et quelques minutes plus tard il franchissait le seuil du cabinet de son ancien professeur, resté son protecteur et son ami.

Le docteur Y..., — dont nous croyons devoir remplacer le nom par une initiale, pour des motifs faciles à apprécier, — ressentait à l'endroit de Georges autant d'estime que de sympathie et lui croyait un brillant avenir.

Il le reçut avec effusion, l'embrassa comme son fils et lui dit :

— Quel que soit le motif qui vous amène chez moi, mon cher enfant, je suis bien heureux de vous voir et, s'il s'agit d'un service à vous rendre, je serai plus heureux encore...

— Il s'agit en effet d'un service, maître... d'un grand service... • — Mon influence, ma bourse, mes conseils, sont à votre disposition.

— C'est un conseil que je viens vous demander...

— Un conseil d'ami, ou de médecin?

— De médecin d'abord.

— Vous croyez donc toujours en mol?...

— Si j'y crois? — Ah! maître, plus je travaille, plus je m'efforce de monter les rampes ardues de la science, et mieux je vois, mieux je comprends, que je n'arriverai jamais à votre hauteur...

Le docteur Y... prit la main du jeune homme et la serra.

— Merci, mon enfant I — s'écria-t-il. — Merci de la part que vous faites à votre vieux professeur!... — Vous êtes un de ceux, bien rares, hélas ! qui, lorsqu'ils ont pris leur essor, se souviennent que nous leur avons donné des ailes... — Les autres usent leur force naissante à tenter de nous renverser afin de prendre notre place.

— Ce sont des nains qui s'attaquent aux géants ! — répliqua Georges. — Il faut les plaindre...

— De quel conseil avez-vous besoin, cher enfant?

Georges expliqua en peu de mots à l'homme célèbre c« qu'il attendait de lui, et remit en ses mains le mémoire relatif à madame Delariviëre.

Le docteur V... l'écouta avec une attention profonde, mais la question que lui soumettait son ancien élève étant d'une extrême gravité, il ne pouvait ni ne voulait se prononcer à la légère.

— Je vous comprends, — dit-il, quand Georges eut achevé.

— Et que me répondez-vous?

— Rien, avant d'avoir fait une étude approfondie du mémoire que vous m'apportez...

— Et cette étude, maître, la ferez-vous bientôt?

— Oui, je vous le promets... — Je ne sais si nous nous trouverons d'accord sur tous les points, mais il me semble certain dès aujourd'hui que nous arriverons au même résultat.

— Ah! cher et grand maître, — s'écria le jeune homme, — si j'ai le bonheur d'obtenir votre approbation, je me sentirai fort et je ne douterai point du succès...

— Ainsi donc, — reprit le professeur célèbre, — vous allez vous occuper de l'aliénation mentale d'une façon toute spéciale?

— C'est moTi projet...

— Et vous aurez absolument raison... — Ils sont rares, les médecins aliénistes doués d'une intelligence aussi brillante que la vôtre... — Yous serez bien vite hors ligne... — S'il faut un guide à vos premiers pas dans celte voie difficile, comptez sur moi... — Je redeviendrai votre maître comme autrefois. — Les éludes nouvelles que vous allez entreprendre vous coûteront bien des veilles... mais je connais votre amour du travail... je vous sais consciencieux et infatigable... — Yous avez l'ardeur... vous avez la foi... l'avenir est à vous; seulement, aux labeurs du cabinet il faudra joindre la pratique... — Pratiquer beaucoup, tout est là!... — C'est h cette condition que s'acquièrent la vraie science et le vrai talent...

— Je le sais, maître, et je pratiquerai...

— Il sera bon, tout d'abord, de suivre les consultations d'une maison d'aliénés... — Si vous pouviez avoir ensuite un établissement à vous, et surtout des malades, vous marcheriez à grands pas.

Il brilla le carnet rempli de notes et d'indications mystérieuses,

— Je cherche une maison de ce genre ayant déjà plusieurs années d'existence...

— Elleo sont rares...

— Sans doute, mais non pas introuvables.

— Cela vous coûtera beaucoup d'argent.

— Je dispose d'un commanditaire très riche.

— Tant mieux, car le commanditaire pour un débutant, c'est l'oiseau rare.. rara avis!

I^V. 55 ^- IWY, éditeur.

rs'e counaîtriez-vous pas, cher maître, une maison do santé à vendre, rem-

< plissant les conditions désirées ?,..

< — Attendez donc... il me semble qu'on me parlait dernièrement de quelque chose de ce genre...

j — A Paris ?

} — Oui... ou du moins dans les environs... — Ah! mes souvenirs se préci-

i sont... — L'établissement en question est situé à Auteuil... — J'ai même reçu

une note à ce sujet... une sorte de prospectus... \ — Cherchez-le, maître, je vous en supplie !

\ — C'est ce que je vais faire...

\ Et le docteur V... fouilla, séance tenante, dans une foule de lettres ouvertes

' et de notes de toute sorte amoncelées sur son bureau dans le plus beau désordre. ; — Je le tiens! — s'écria-t-il au bout de quelques secondes. — Le voici...

I — Lisez vous-même.

\ Georges saisit avidement la papier que lui tendait son ancien professeur et

lut tout haut les lignes suivantes autographiées, avec cet en-tête :

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