Le Médecin des pauvres [microforme]
* E Van 1620, une demeure modeste, moitié maison, 'moitié chalet, s'élevait à l'entrée d’un vallun boisé, à deux ou trois portées de mousquet de l'endroit où commence la déclivité de éette colline sur lacuelle se disséminent encore ae re re les
aumières du hameau de Longchaumois.
Coite maisonnette, plus vaste que les huttes voisines, pe se pesait cependant que d'un rez-de-chaussée formant deux
Le grenier se t nt ment au-dessus de ces pièces. Autour de la enclos planté d'arbres frui- GTe une -clôture de houx défenudeurs.—Une porte à claire.
‘46 fermant avec un système le soinplet et très compliqué, donnait accès dans la basse-cour, car y voyait quelques ules ÿ picorer oà etlà; une chèvre atta 68au tronc d’un i ùne corde lache,” y tondait | autour de l'arbre un t
1e était ls demeure d’un homme qui jorisscit à #, ev dans tous les villages des aientours, à trois ou “7h la ronde, d’une estime et d’uue popularité parfaiéritées. e
fome, fils de simples cultivatsurs et presque paysan lui. Hommait Pierre Prost.
Le pas riche, tant s’en fallait; mais, outre sa maison- Al possédait quelques cha dont le produit lui permettait yivré sans demander au travail msnuel son pain de chaque Our. 6
Pierre Prost appartenait à la grande famille de ces hommes marqués au front d'un sceau divin et de qui l'on peut dire au jour de leur mort:—lls ont passé sur la terre en faisant le bien, quelle que soit d’ailleurs la position sociale dans laquelle le hasard ou la Providence les ait fait naître,
Faire du bien... telle avait été, en effet, la constante préoccupation de Pierre Prost dès sa jeunesse, et il n’était presque qu’un enfant encore que déjà il se demandait de quelle façon il pourrait FE s; prendre pour étresans cesse utile à ceux qui l’entouraient et à à l’aide desquels l'extrême médiocrité de ses ressources ne lui
permettrait point de venir d’une cer*aine façon.
Pieux, et même un peu exalté dans ses croyances, comme le sont généralement les paysans des montagnes, vivant loin des villes et du contact du monde—(comme ils l’étaient surtout à cette époque), —Pierre Prost songéa d’abord à se faire prêtre.
is il y avait en lui je ne sais quels vagues instincts d’indépendance que la rigidité de la discipline.ecclésiastique épouvantait.—Le jeune montrgnard renonçg# donc à devenir le médecin de l’âme et résolut de se faire le médecin du corps.
à Dôle pour y étudier. — Dôle, aujourd'hui pauvre petite souspréfecture fort modeste et: presque ignoréée, possédait alors une: très rée!le et très sérieuse importance. —Cetie ville était le cheflieu du principal des trois bailliages de la Franche-Comté.—klle était, en outre, le siège du parlement dont les Etats généraux nommaient les membres, et qui administrail la province.
Au bout de quatre années d’un travail assidu, Pierre Prost revint à Longchaumois.— Sa science aurait fait sourire dédai: gneusement tout étudiant de nos jours, de:seconde année et de mcyenne force.—Mais à cette époque etdans:ces montagnes sau- +, Pierrs Prost était en vérité un
cin des pauvres. — Il passé
ment, non pas pour lui, m po
jours et ses nuits à courir de la plaine à la montagne, portant ses- secours et 8es soins à tous
ceux qui les réclamaient, ses fatigues et ses ordonn En médecine. l’habitu ]
een Durs & Vimestli li 2e %a dus. 1 vs taicnt 1 HUOPR ASCII SIN MODS IHLCIUBCNCS Clait DEC Cri EN-
etn
Ce
set l'expérience sont les deux tiers du
acceptant aucune rétribution pour
À dix-huit ans, et sachant seulememé lire et écrire, il s’.1/alla
tendement développé, n6 tayda-t-il guère à devenir un praticien
ER