‹ Le Médecin des pauvres [microforme]Chapitre 2 sur 66 · LS · texte numérisé non relu

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‘sous sa blanche couronne dé se,—d'ur

‘ de Déle, le plus important magistrat des trois

Intérieur, je ne saurais en aucune faço lyre et non point une plume qu'il fauñ#

mois, avec prière de le répandre en aumônes. * : 4:

remarquable.—T] fit des cures extraordinai les grossit encore et cria prèsque at « tion du médecin p-ysan grandit de dans quelques manoïirs, et qu'il compta dames châielaines et des gentilhommes.

Il ne se faisait en aucunu2 façon prier ; de ces robies nlients; mais, tout ausui 0, cet. déposé par lui entre les mains du vénérable outé de

Les médecins de ce genre ont été rares à tou“es leu 6 très sincèrement je crois que la race en est aujourd’hui tobt À à perdue; —cependant il n’est peut-être pas impossible que je me trompe,—et je souhaite me tromper. den

Le jeune Franc-Comtsir menait depuis dix années cette admirable existence de charité et de dévouement, quand il se prit d'amour pour une jeune âlle des environs-de Saint-Clnude — Cette jeune fille n’avait pour dot que sa grande beauté, ses vin ans et sa bonne réputation :-—elle se nommait Tisnuette Levi:lain.

Pierre Prost la demanda en mariagc.—Il avait älors trentedeux ans, mais il raraissait en avoir au moius quarante, pi suite des fatigues et des privations de toutes sortes qu’il supportait aveo une héroique insouciancs.-Sa taille était baute,—s#a figure expressive et belle, mais bronzée par le soleil et les vents, —80n front dégarni,—ses épaules légèrement arrondies. Fe

L'ét6, Pierre Prost portait un sarrau de toile bise.— L'hiver, il s’habillait comme les paysans, d’un\droguet gris très épais et. grossièrement coupé À 4 une tailleuse du village. : È

En somme, il n'avait rien de ce qui pouvait séduire une jeune fille—mais Tiennette Levillain, qui n'était point romanesque, consentit avec bonheur ét reconnaissance à devenir la femme du médecin de Longehaumois.: LR

Le mariage fut célébré 18:14 janvier 1618.—Pierre Prost put comprendre, ce jour-là, à quel point il était populaire et adoré dans le pays.—Une immen#* multitude, venue de toutes les

aroisses environnantes, se-presa\it autour de la petite église ans laquelle les deux époux recev.ient la bénédiction nuptiale. —Quand ils sortirent,—lui fier et. joyeux, elle toute rougissante

< animer acclamations retentirent, et c'était à qui leur souhaiterait le plus haut longue vie, prospérité, beaux enfants, bonheur sans nuage et le r'estn… Certes, les populations n’eussent point témoigné cet em 'e8Bement ardent ét venu du cœur, eu premier a et du parlement ailliages.

tes et chastes de cei :

Ce que furent, dès l’abord, les joies &

poème d’amour honnête et de félicité dei Au bout d’un peu plus d’un an di

trouva dans un état intéressant.

Pierre Prost attendait co monent a

comprendre.—[]l avait toujours aim

‘monde, ét l'idée d'avoir un enfant à lui, un enfant de sa Tiennétte adorée, lui chatouillait le cœur d’une façon délicieuse. élast l'homme sait bien ce qu'il désire,—mais souvent une main'inconnue se complaît à le frapper avec une sanglante ironie dans l'accomplissement même de ses vœux les plus careusés. LA 14 janvior 1620, c’est-à-dire deux ans, jour pour jour, après … y NE Tiennette mourut en mettant su monde une 6; i : Comment,—en regardant se fermer pour toujours les beaux ‘‘yeux bleus de cette femme bien-simée,—en voyant le dernier souffle s’exhaler de ses lèvres pAlies,—en appuyant la ain sur son cœur qui ne battait plus,—en comprenant qu'il était à tout jamais séparé de la douce et pure compagne de sa vie,—comment erre Prost ne devint-il pas fou ?.….

su le secret Semi à ; ‘est permis seulement de supposer que le montagnard ainsi foudroyé se souvint qu'il ne restait pas ciment set en ce : monde, et + Le Tiennette expirée lui léguait une pauvre petite créature, faible et chétive, pour laquelle il lui fallait vivre et combattre.

Aussitôt qu'un homme, dans l’une de ces effroyables crises de l'existence, atriomphé des premières étreintes de la douleur et. ‘de la folie, cet homme est sauvé!

Tiennette était morte à onze heures du soir.

Le lendemain au matin, après une nuit de lutte indicible et de tortures sans nom, Pièrré Prost avait triomphé.—Il semblait ” calme.—Seulement, des rides profondes 8e creusaient sur son tront,—sos yeux disparaissaient à demi sous l’arcade sourcilière agrandie.—Son visage dévasté était celui d’un vieillard, et ses cheveux avaient blanchi. ‘ Le premier paysan qui vit cette figure étrange, —cette pâleur de cadavre;—ces yeux mornes et sécs,—recula avec épouvante et crut qu’un spectre lui apparaissait. ja à ombres ET dit Pierre PEACE que sobirant sourire contractait ses lèvres,—si je te parais changé, c'est que je sui ges Pr ad crie sie nuit Lu, :

. Quelques heures après, tout le pays sayait quel coup de ton- |. nerre inattendu venait de frap 4h m ect den Mauve, et, l'comme au jour de ny mariage, mais vétues de deuil et les yeux en pleurs, les popu tions des paroisses voisines accouraient pour . conduire jusqu’à sa dernière demeure, dans son suaire et | Pia son cercueil, cette belle et pauvre jeune femme qu'elles avaient . accompagnée à l'autel, souriänte et radieuse sous sa virginale

Contre l'usage, Pierre Prost voulut assister à la si us et conduire Rene le deuil. . sd etc ant que le convoi fut en marche, —aussi lon durèrent les prières de l'Eglise, —le médecin fut im paestle, À ps si par iliervalies un tressaitieiment convuisif des muscies n visage venait révéler ses tortures intérieurement combattues. Mais lorsqi “dans cimetière, lorsqu'on descendit

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