Le médecin du corps et de l'âme
n Jésus ayant convoqué scs douze disciples, « leur donna puissance sur les esprits immon- « des, afin de les chasser et de guérir toute « langueur et toute infirmité. »
[Évangile de .S U. Matlh ch. X, v. i, 2.)
Quelque temps apres avoir publié Y Almanach populaire de la Santé pour 1844% ou le Médecin de soi-même , auquel le public a fait un ci excellent accueil, et qui s’est
vendu à plus de cent mille exemplaires, une personne de Lyon m’écrivit pour m'en demander deux ; elle me priait de les lui adresser par la poste et d’en distribuer quatorze douzaines à des pauvres de Paris; le prix était envoyé par un mandat sur l'un de nos premiers banquiers. La personne en question désirait avoir quatre lignes de mon écriture, honneur auquel j'ai été fort sensible, quoique m’en reconnaissant peu digne. Pour y répondre convenablement, j’ouvris au hasard un Nouveau Testament qui se trouve sur mon bureau de travail, et je tombai précisément au passage de l’Évangile qu’on vient de lire en tète de cette préface. Je le transcrivis sur un petit carré de papier et je le glissai dans le livre qui fut expédié à Lyon. En même temps, je résolus d’en faire l’épigraphe de cette nouvelle publication intitulée le Médecin du corps et de l'âme. Le plan et la division en sont très-simples La première partie traite de la psycologic anatomique ; elle explique l’existence de Dieu , l'immortalité de l’àmc et la résurrection des corps par des inductions tirées de l’anatomie.
La seconde partie expose l'organologie descriptive; elle énumère les principales parties actives du corps humain, en les caractérisant chacune par leur fonction essentielle pendant, toute la durée du phénomène de la vie.
La troisième partie est consacrée entièrement à l'hygiène du corps humain , et parle de tout ce qui peut aider à le conserver en bonne santé, en prévenant les maladies au moyen d’un régime convenable à chaque âge, à chaque sexe, à chaque tempérament, à chaque climat , à chaque condition sociale, et enfin à chaque race.
La quatrième partie, intitulée physiologie de l'dme, est une page du coeur humain que j'aurais voulu appeler consolations de la pensée puisées dans ses propres ressources dirigées par la foi et par l'espérance.
L’idée de l’auteur dans toute l’étendue de ce petit livre a été d’offrir des secours et des consolations hygiéniques ou morales aux personnes souffrantes d’esprit ou de corps. Ayant exercé pendant longtemps le saint ministère ecclésiastique à la campagne, et la médecine à Paris, il avait observé souvent que la plupart
•les maladies du corps avaient pour cause primitive des affections morales trop comprimées ou trop relâchées. D’un autre côté, les principales maladies de l'àme qui avaient fait l’objet de ses études, chez une multitude innombrable de sujets depuis le berceau jusques aux bords de la tombe, lui avaient apparu, non comme des modifications do l'organisme matériel, mais comme des facultés de l’Ame fortement développées ou trop comprimées par celle-ci. Expliquons notre pensée.