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CHAPITRE PREMIER

DES CHOSES QUI ENVIIIONNENT LE COUPS DE l’homme,

De l'air et des vents.

On range, dans cet article, l’air et les diffé rents principes qu’il contient, la terre, les eaux et tous les phénomènes météoriques, souterrains et hydrauliques qui modifient, altèrent ou changent la disposition habituelle des lieux.

Ce fluide est d’une nécessité indispensable à l’entretien de la vie ( pabnhm vitçp des an-

cicns). Il agit sur le corps pur ses propriétés chimiques et physiques, par la proportion des principes qu’il contient habituellement, et par la nature et la quantité des matières qui s’v répandent accidentellement.

L’air est composé d’éléments essentiels dont les proportions sont sujettes à varier. Celui qui est abondant en oxygène est, en général, plus i respirable que celui qui est surchargé d’azote, d’acide carbonique et d’autres gaz plus ou moins délétères. C’est au moyen de Ycudiomèire que.l’on apprécie la quantité d’oxygène que l’air contient.

La pression de l’air peut varier dans de certaines limites, sans que l’exercice des fonctions en soit notablement dérangé; mais cette pression est-elle trop grande, les poumons sont surchargés, la circulation troublée; l’air est-il trop rare, la respiration devient haletante, la i circulation est accélérée, les fluides et les soli- | des prennent de l'expansion, et le sang s'échappe à travers les vaisseaux pulmonaires. p

Les vents résultent du déplacement de l'air n et des mouvements plus ou moins rapides auxquels ce fluide obéit. 1 1 pi

Ils sont dus à 1h rotation du globe, aux va- I dations de température, aux météores aqueux [ ou ignés, aux feux souterrains, à l’ascension [ des gaz et des vapeurs dans l’atmosphère, ou à I leur condensation et à leur chute plus ou l! moins précipitée vers la surface de la terre.

On distingue les vents en constants, pério- I diques, variables, locaux , etc. Les quatre I vents principaux soufflent du nord, du sud, de I l'ouest et de l’est; leurs qualités sont relatives I aux régions qu’ils ont traversées avant de nous I arriver : ainsi, dans nos contrées, les vents du I nord sont froids, ceux du sud sont chauds, I ceux de l’est sont secs, ceux d’ouest sont huï mides. Outre ces qualités, ils en contractent 1 encore d’autres qui sont plus ou moins nuisi- I blés, selon les exhalaisons dont ils se sont char- |. gés dans leur cours. Ces différents effets n’ont I point lieu dans l’hémisphère qui nous est op | posé.

.1 Les vents tempèrent la chaleur extérieure, et B purifient l’atmosphère, en chassant les mias- ;| mes qui la corrompent.

B Ils rafraîchissent le corps, et dissolvent B promptement l’humeur de la transpiration.

La pression douce et les frottements légers qu’ils exercent sur la peau donnent de l’énergie à cette partie, et sympathiquement à tous les organes.

Lorsqu’ils sont froids, comme les vents du nord, ils produisent des effets nuisibles, tels que la suppression de la transpiration , le spasme de la peau , le refoulement des liquides à l’intérieur, et par suite des catarrhes, l’inflammation des organes intérieurs, etc.

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