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EFFETS DU FROID ET DE LA CHALEUR

Effets du froid, — Le froid excessif opprime les forces de la vie, nuit au développement du corps et à celui des facultés de l’àme.

Une trop grande chaleur consume le principe vital, énerve le corps et épuise les facul- ^ tés de l’esprit.

La sécheresse et X humidité de l’atmosphère f tiennent d’une part aux vents et à la chaleur, et de l’autre à la structure du sol , c’est-à-dire ^ au rapport des surfaces solides ou de la terre, ! aux surfaces liquides ou aux eaux.

Les vapeurs aqueuses disséminées dans l’air diminuent la pesanteur de celui-ci.

Effets de la sécheresse et de l' humidité. — ! Les différentes qualités dues à la température et à l'humidité, et leur influence permanente, altèrent la constitution des individus et en- [ gendrent des maladies plus ou moins graves; L ainsi la sécheresse de l'air détermine une sorte I de rigidité dans la fibre et une exaltation sen- I sible des forces de la vie. L’humidité affaiblit I le corps et produit une langueur générale.

I Maladies produites par les vicissitudes de I l’air. — L’air froid et humide donne lieu aux [scrofules, à l’hydropisie et au scorbut; l’air ■chaud et humide produit des fièvres bilieuses, ■muqueuses et des fièvres intermittentes plus ■ou moins opiniâtres.

I Les changements brusques de température, ■de sécheresse et d’humidité de l’air ont toujours des effets fâcheux. Il en résulte des troubles dans les fonctions de l’économie et des lésions dont le danger est relatif à la vivacité ■les transitions et à l’intensité des impressions ■ailes sur le corps.

I La nécessité, a promptement fait trouver.

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dans les habitations, le l'eu, les vêtements, etc., des ressourcés contre toutes ces influences nuisibles.

Ucs matières délétères répandues dans l'air. — Parmi les substances délétères qui se mélangent avec Pair et le vicient, on trouve . | le gaz acide carbonique, les gaz hydrogènes carboné, sulfuré ou phosphoré, les émanations arsenicales, saturnines, etc., les miasmes qui i s’échappentdessubstancesvégétalesetanimales ■ atteintes de putréfaction.

Ces matières ont une action très-fàcheuse sur l'économie animale. On doit soigneusement éviter le voisinage des lieux d'où elles se dégagent.

Moyens neutralisants et désinfectants. — Plusieurs moyens sont employés à l’efl'et de les • détruire ou de les corriger ; l'eau de chaux . convient pour absorber le gaz acide carbonique; les feux cl la ventilation sont utiles? pour chasser les autres matières dissoutes dans • l'air; les fumigations faites avec les résines, les baumes, ne servent qu’à masquer les éina-

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nations putrides sans les détruire; le vinaigrer et quelques acides ne les décomposent point complètement.

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Le chlore est le moyen désinfectant le plus .actif et le plus efficace. Il neutralise toutes les émanations dangereuses, animales et végétales. Ses inconvénients sont d’exciter la toux et d’irriter fortement la poitrine.

Les chlorures. — Les chlorures de chaux, de soude ou de potasse, en liqueur, que l’on doit à Labarraque, s’emploient pour purifier les corps solides souillés de miasmes putrides et pour suspendre la putréfaction qui s’est emparée des matières animales.

lllî LA I.ÜM1ÈIIE F, T OE SES EFFETS.

La lumière, indépendamment des bienfaits qu’elle nous procure , en éclairant tous les corps de la nature, facilite le jeu des organes et la répartition égale du principe de vie par la propriété tonique dont elle est douée.

Sur les vci/étaux. — I.es végétaux qui reçoivent abondamment ses rayons croissent avec vigueur, se colorent, exhalent beaucoup l’oxygène, et contiennent des matériaux trèsrapides, odorants et combustibles. Ceux (pii '0 sont privés tout à fait, ou qui naissent à 'ombre, languissent, sont pâles cl grêles, en m moi ils sont étiolés. C'est pendant la nuit

surtout que les plantes exhalent une grande quantité d’acide carbonique qui altère l'air dont elles sont environnées.

Sur les animaux. — Les animaux éprouvent des effets analogues de la part de la lumière.

Sur l’homme. — L’homme ne saurait se soustraire à ses influences : il est noirci par l’excès des rayons du soleil dans les régions équatoriales; il blanchit au contraire dans les régions polaires, où régnent des nuits de plusieurs mois.

Si les hommes du Nord sont plus forts que ceux du Midi, il faut attribuer cette différence à ce que ces derniers sont continuellement exposés à l’action d’une chaleur excessive qui épuise le corps, et annihile l’action tonique de la lumière.

La variété des teintes que les hommes offrent sous les mêmes parallèles tient à l’affaiblissement des effets de la chaleur et de la lumière solaires parles vents, les forêts, l’humidité de l’air et l’exhaussement du sol. Ces causes expliquent pourquoi la zone torride n’est point généralement peuplée de nègres, et pourquoi

les zones tempérées renferment des peuples dont la couleur blanche est plus ou moins altérée.

Influences locales de la lumière. — L’inlen- I sité trop grande de la lumière naturelle ou ar- I tiGcielle, sa réflexion par des surfaces blanches, 1 éclatantes, etc., peuvent irriter l’œil, épuiser K sa sensibilité et produire l’ophthalmie, la cata- I racte et l’amaurose. Des effets analogues ré- I sultent aussi d’une lueur trop faible ou du vo- I lume trop petit des objets sur lesquels s’exerce ■ habituellement l’organe.

Des couleurs. — Les couleurs les plus douces Isont celles qui occupent le milieu du spectre I solaire; et parmi elles le vert, que la nature a Ile plus répandu, et auquel on donne la préfé- Ircnce dans quelques parties de l’ameublement, lest le plus favorable à l’œil.

De l’électricité naturelle. — Le principe Méleclrique existe dans tous les corps de la nafture. Il se met en évidence lorsqu’une cause ■quelconque vient à rompre l’équilibre existant If'ntrc les deux fluides vitré ou résineux , posi- |*,7’ ou né'julif, dont on le suppose composé.

| La chaleur, la vaporisation de l’eau et les

combinaisons chimiques le dégagent continuellement de la terre, qui est regardée comme son réservoir commun, et le répandent dans l’atmosphère, où il manifeste sa présence pendant les temps d'orage.

Dans les temps orageux, où l’air est chaud et surchargé d’électricité, le corps est lourd et pesant, les forces sont abattues, les fonctions ralenties, et le système nerveux est très— irrité.

Dans les temps calmes, et lorsque l’air est pur et serein , l’électricité de l’atmosphère existe dans de justes proportions ; alors le corps est plus agile, la circulation plus rapide et les sécrétions plus actives.

Galvanisme. — Un développe, artificiellement l’électricité par le frottement, surtout du verre et des matières résineuses. Le contact de métaux différents la fait naître aussi dans Y appareil voltaïque composé de disques de cuivre et de zinc superposés : ce dernier mode d’électricité, appliqué à l'organisation, est appelé galvanisme, du nom de son premier inventeur.

De toutes les causes qui modifient fatum-

| sphère, les plus puissantes sont celles qui tien- I lient aux influences astronomiques : on leur I doit, en effet, la succession des années, des sai- | sons et des jours.

Des saisons et de leurs effets. — Les sni- I sons produisent, dans tous les êtres doués de

I la vie, des effets constamment en rapport avec

R leurs qualités, la régularité de leur succession I et la nature des changements qu’elles amènent I dans l'état de l’atmosphère.

I Influences du printemps. — Le printemps I favorise la sanguification, accéléré le cours du I sang, et semble déterminer une sorte de résur- I reclion physique et morale dans tous les êtres I vivants. Presque toutes les maladies de celte I saison portent le caractère inflammatoire.

I L'été, en raison de sa chaleur, raréfie les I fluides et dilate les solides en les relâchant; il I rend plus active la transpiration cutanée et I pulmonaire, détermine en même temps l’alo- I nie des organes digestifs, augmente la sécré- I tion de la hile et affaiblit les forces générales, I tant du corps que de l’esprit. La plupart des 1 maladies de l’été ont principalement leur siège i dans les voies gastriques et biliaires.

L'automne concentre les forces à l'intérieur. 11 produit les mêmes dérangements que l’été, et, de plus, des affections catarrhales et des lésions nerveuses dans les organes de l’abdomen.

L’hiver, lorsqu’il est sec, accroît l’énergie delà digestion et de la circulation; il donne, en général, de la vigueur au corps; il augmente la fluidité des humeurs et affaiblit les solides , lorsqu’il est pluvieux. Les maladies de cette saison sont des inflammations, l’apoplexie, des fièvres adynamiques, des catarrhes, etc.

Influences du jour et de la nuit. — Les influences du jour et de la nuit sur le corps dépendent des changements qui arrivent dans la lumière, dans la chaleur et dans l’état hygrométrique de l'atmosphère. Ces trois choses présentent aussi des variations notables dans les différents temps de la journée.

Sur lus fonctions. — Pendant le jour les forces de la vie se dirigent à la périphérie du corps. Les fonctions qui précédent la nutrition sont très-actives, les sensations sont vives et multipliées, et les mouvements volontaires, faciles et prompts.

Sur les maladies. — Les maladies aiguës , telles que les phlegniasies, les fièvres inflammatoires et bilieuses, prennent plus d'intensité lors du retour de la lumière. Plusieurs ont des exacerbations vers le milieu ou la fin de la journée

Pendant la nuit, les forces vitales se concen- Irent à l’intérieur. L’absorption et la nutrition ont plus d’activité. L’esprit, moins distrait par tous les objets extérieurs, s’occupe mieux ; ses efl’orts ont en général des résultats plus féconds.

Les accouchements ont lieu plus fréquemment la nuit que le jour.

Les maladies que caractérise l’adynamie, telles que les fièvres muqueuses, le scorbut, s’aggravent la nuit. Leurs paroxysmes naissent vers son milieu et se terminent vers son déclin.

Des météores aqueux. — Les météores aqueux sont dus, pour la plupart, à la chaleur, à l’électricité et à l'évaporation des fluides qui sont disséminés à la surface de la terre. Les brouillards, la pluie, la neige, la grêle, etc., exercent également desetTcts très-marqués sur l’économie animale.

Des brouillards. — Les brouillards sont en général malsains, et par l'eau qu’ils contiennent, et par les miasmes odorants qui s'y rencontrent. Ils nuisent à la transpiration pulmonaire et cutanée et peuvent produire des maladies nombreuses

De la pluie et de la neiije. — La pluie et la neipe sont fort utiles, en général, pour purifier l'air et faire germer les productions de la terre. La pluie n'a pas sur l’économie une influence très-directe. Quant à la neige, elle n’est point à craindre en elle-même, parce que le froid qui l’accompagne augmente l'énergie vitale, comme nous l’avons dit; mais le dégel qui la suit est ordinairement fâcheux, en raison du passage brusque du froid au chaud et de l'humidité qui succède à la sécheresse de l’atmosphère.

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