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PRÉCEPTES GÉNÉRAUX TOUCHANT L’USAGE DES BAINS

On doit bien se garder de se plonger dans l’eau après le repas , ou lorsque les premières

voies sont embarrassées par des saburres.

Le degré de température du bain, le temps qu’on doit y passer, et la manière de se conduire après son usage, sont relatifs aux dispositions individuelles, au but pour lequel on emploie ce moyen, etc., etc.

Les bains partiels , tels que les demi-bains, les pédiluves, les mannluves, etc , produisent différents effets, selon la température du liquide employé. Lorsque ce dernier est tiède, il relAche la partie , et diminue par sympathie l’irritation d’organes plus ou moins éloignés; s’il est très-chaud , il excite une fluxion locale qui devient dérivative ou révulsive, selon le siège de l'affection existante ; entin , lorsqu’il est très-froid , il peut supprimer la transpiration, et faire cesser subitement divers écoulements sanguins ou humoraux.

Ues lotions. — Les lotions sont des espèces de bains partiels. La tète, les mains et les pieds sont les régions sur lesquelles on les fait le plus souvent. L’eau dont on se sert peut réunir les mêmes qualités que celle des bains généraux.

Des frictions. — On entend par frictions des

frottements plus ou moins rudes faits sur la peau à nu.

On emploie, pour frictionner, la main, un linge, une flanelle ou des brosses douces.

Les frictions excitent la peau et rappellent les forces à l’extérieur. Faites après le bain, elles ont plus d’efficacité. Elles sont utiles aux personnes qui ont la peau sèche et à celles qui mènent une vie sédentaire.

Les onctions sont peu usitées chez les peuples modernes. Les Grecs et les Romains soignaient leurs corps avec de l’huile et d’autres substances grasses , pour atténuer l’action du froid, éviter une trop grande transpiration, ou pour donner plus de souplesse à la peau et aux membres.

Quelques peuples du Nord sc graissent le visage, les mains et les pieds, dans la vue de se garantir du froid. Les peuples méridionaux y t ont recours contre l’attaque des insectes.

Chez les Asiatiques, les onctions parfumées et certaines espèces de frictions sont des pratiques accessoires que le luxe et la volupté entremêlent à l’usage journalier des bains.

Les corps gras appliqués sur la peau y de-

viendraient nuisibles, si on ne l’en débarrassait par des bains ou des lotions d’eau tiède légèrement savonneuse, etc.

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