CHAPITRE III
DES CHOSES QU’0>- INTItODDIT DANS LE COltl'S.
Les aliments solides ou liquides sont appelés simples, quand ils sont pris tels qu’on les recueille dans la nature ; composés , quand on leur fait subir quelque préparation ; médicamenteux, quand, outre l'usage qu’ils ont de nourrir, ils servent encore à prévenir les niala-
(lies ou même à concourir à leur guérison.
Les aliments solides sont pris dans le règne végétal et dans le régne animal. Ils sont composés, en général , d’éléments analogues à ceux des organes qu'ils doivent réparer. Ainsi , la gélatine est représentée dans les végétaux par l’amidon et les mucilages; l’albumine se rencontre dans plusieurs parties des plantes et des animaux; la fibrine a son analogue dans le gluten du froment; la graisse ressemble aux huiles végétales. On trouve encore, dans les uns et dans les autres, de l’eau, une matière extractive colorante, le phosphate de chaux , le sel marin et le corps sucré.
Ces substances constituent les matériaux immédiats des aliments. La plupart se réduisent, par une dernière analyse, en hydrogène, oxygène et carbone. Les matières animales contiennent de plus de l’azote, qui paraît exister aussi dans le gluten du froment, dans les plantes crucifères et les champignons.
Quels que soient les rapports que la chimie trouve entre les substances animales et les substances végétales qui servent à notre nourriture, toujours est-il que les premières sont
promptement assimilées aux organes, tandis que les secondes subissent préalablement l’nnimalisation , ce qui rend plus tardive leur assimilation.