‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 121 sur 121 · PAR LE MURE · texte numérisé non relu

PAR LE MURE

UN VOLUME GRAND lN-8° DE 600 PAGES, AVEC PLA.NCHES CHAVÉES SDR ACIER.

Jusqu'ici il eût été prématuré de publier nn livre portaijt ce beau titra : l'Homoeopathie Trop de lacunes déparaient encore la doctrine de Hehnaman*. Aujoiird'liui qu'elles sont comblées, t'est une ambition sans doute biasi haute encore, mais néanmoins légitimée par les acquisitions récentes de la science, que celle de publier un livre qui la contienne tout entière.

L'homœopalhie, en efTet, est anjourd'hui complète dans toutes ses parties. Elle a sa double loi physiologique et pathologique, une théorie des dose», et une langue rigoureusement formulée, qui permet de résoudre les problèmes thérapeutiques avec l'exactitude dont le chimiste et le mathématicien sont si hers. La matière médicale classée philosophiquement n'est plus semblable à un amns de matériaux épars sur le sol, mais elle a l'aspect d'un monument régulier, dont chacun peut parcourir toutes les parties et décrire tous les éléments. En cela nous avons obéi au mouTer Dienl naturel de l'esprit humain, qui veut qu'une synthèse puissante vienne tôt ou tard coordonner les innombrables faits accumulés par les travaux de l'analyse. L'homœopathie plus qu'aucun» autre science réclamait cettq œuvre de reconstruction. Aujourd'hui nous avons la conscience d'avoir relié par une théorie unitaire tous les faits que l'homœopathie primitive laissait sans explication et sans point de contact, et fort de douze ans do travaux, nous ne craignons pas de répéter, que désonnai* dan» cette direction l'espril humain n'ira pas plus loin. Quelque nombreux et quelque variés que soient les faits recueillis à l'avenir, ils trouveront tous place dans le vaste cadra synthétique que nous leur avons préparé.

Quant aux connaissances accessoires, que nous avons dû comprendre dans notre travail, noas avons cru faire une oeuvre de haute utilité en les réduisant à leur juste valeur. Nous avons surtout cher hé à amoindrir ce préjugé stupida, dériver argument de la médecine aux abois, que pour traiter des malades u faut être un grand anatomisle. Il n'était pas croyable que Dieu eiit exigé des connaissances aussi profondes, pour soulager une chose malheureusement aussi commune que le mal. Le don de l'homœopathie, fait à l'humanité, serait dérisoire, s'il impliquait la nécessité d'une étude préliminaire de deux ou trois ans : non certes il n'en est point ainsi. L'homœopathie n'est pas dpstinée à être monopolisée ni par une corporation, ni par une caste : elle est le patrimoine de l'humanile entière. Elle est la médecine des familles; grâce à la face nouvelle qu'elle revêt aujourd'hui, tout homme consciencieux et iiitelligent peut en quelques mois en étudier la théorie et en commencer l'application.

L'anatoxie comme science restera le partage des chirurgiens, qui doivent connaître ions les détails de notre organisation physique. L'iiomœopathiste n'a besoin que d'en savoir ce qui se rattiche au jeu des fonctions vitales. Nous nous sommes efforcé de comprendre dans notre travail tout ce qui est indispensable, et nous avons joint aux textes les planches nécessaires pour en faciliter l'étude.

Puissions-nous être compris et compter parmi nos lecteurs et nos lectrices de nombreux disciples 1

L'Homoeopathie paraîtra le octobre 1851. — Prix : 20 fr. — Les souscripteurs à cet ouvrage reçoivent en prime une pliarniacie portative de G'i médicaments, sous forme de portefeuille, suffisant pour traiter tout un village pendant une vie d'homme.

Pour paradre à la même époque :

ORGANON niî LA SOCIABILITÉ UUBIAIKE , Par le D' MUUE. — Prix : 5 fr.

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