PÉRIPIIÉRIE DU CORPS ET APPAREIL CIRCULATOIRE
Le mot périphérie veut dire extérieur, enveloppe du corps ; il embrasse la peau et les membranes muqueuses , qui ne sont autre diose que la peau se reployant et se prolongeant à l'intérieur du corps, comme nous le voyons aux lèvres, à l'intérieur de la bouche, à l'anus, dans les narines, etc., etc.
Le tissu cellulaire, que nous considérons ici, est celui qui se trouve au-dessous de la peau et participe à ses principales affections.
Les fièvres sont des affections du système sanguin, ou appareil circulatoire; nous les plaçons dans le même chapitre que la peau, parce qu'il y a presque toujours connexion entre les symptômes de ces deux appareils différents, et qu'il est plus logique de les embrasser dans le même examen et le même traitement.
Ainsi que nous l'avons dit dans les notions d'Anatomle, le système lymi)hatique est composé d'un ordre de vaisseaux, analogues aux veines, qui charrient vers le centre circulatoire un liquide blancliûire destiné à devenir le sang rouge dans les poumons. Les vaisseaux lymphatiques sont sujets à s'engorger, notanunenl au cou, à la nuque, aux aines, aux aisselles, et à former ce qu'on appelle vulgairement des glandes, des bubons, des ganglions.
Le cœur, semblable à une double pompe aspirante et foulante, est un appareil placé dans la poitrine, entre les deux pou-
mons, un peu à gauche, destiné d'abord à aspirer le sang qui a perdu ses qualités vivifiantes en parcourant toutes les parties du corps, a l'envoyer aux poumons, où ils se régénèrent par le contact de l'air, et en second lieu à aspirer le sang que les poumons ont revifié et à le refouler dans toutes les parties du corps. Le sang revifié se nomme artériel ; il est rutilant, rouge, vif, écumeux, un peu plus chaud que la température moyenne du corps.
Le sang appauvri qui revient au cœur se nomme veineux ; il est moins rouge, presque bleuâtre et moins chaud que le sang artériel. Les vaisseaux qui emportent le premier se nomment artères, les autres se nomment veines. Les lésions des artères sont beaucoup plus graves que celles des veines et souvent mortelles. Nous ne craignons pas de revenir sur ces notions, avec lesquelles on ne saurait trop se familiariser.