‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 36 sur 121 · Fièvres intkumittektes · texte numérisé non relu

Fièvres intkumittektes

Cette affection, dans laquelle le système vasculairc joue un rôle moins important que le système nerveux, commence à appartenir à la dernière classe des maladies. Son symplùme •fondamental est le froid glacial et les frissons. La chaleur qui le suit est un symptôme de la réaction de la force vitale, et la sueur est la crise qui ramène provisoirement à l'état normal.

Les fièvres intermittentes sont produites en général par la décomposition des substances végétales putréfiées dans les eaux stagnantes. Il faut pour guérir se soustraire à l'action des miasmes, en cherchant une habitation sur une colline à l'abri de leur influence. L'élévation est une condition capitale dans ce cas-là. Souvent une hauteur de 4 étages suffit pour s'élever au-dessus du niveau pestilentiel. Fuyez donc la plaine et le bas des maisons.

Dans les fièvres légères on se contentera de recourir à B7'ij., Puis., Cham. — Si la fièvre est plus grave, on recourra à Niix F., Dig., Rhs., Fcrat., et enfin dans les cas les plus graves on recourra à Arsen-.

On donnera le médicament de suite après l'accès; mais si le cas est grave et que les fièvres prennent un caractère pernicieux et emportent le malade en quelques accès, on ne craindra pas de donner le médicament de 3 en 3 heures. Seulement, au rebours de ce que croient les homœopathistes vulgaires , on devra dans ce cas donner une 4° ou 5' dilution pendant l'accès, et passer à la 10*= ou 12« dans les intervalles.

La loi homœopatlfKjuc exige que la similitude existe nonseulement dans le médicament, mais encore dans sa dose et l'intensité de ses clîcts.

Si le malade a déjà été maltraite par des doses massives dj

Ch ina, il va sans dire qu'on ne lui en donnera plus et qu'on recourra Ji Jrn., Puis., P'erat. et Jrsen.

Les lotions d'eau froide et les bains froids produisant une impression de froid violente, sont très-homœopalhiqucs dans ce cas-ia ; ils abrégeront beaucoup la convalescence et préviendront les rechutes, si on sait en user modérément et s'y accoutumer peu à peu.

45. ScEUR. — Cette affection est une exagération d'une fonction naturelle, la transpiration, qui accompagne souvent les fièvres ; si elle est seulement provoquée par la chaleur, on lui opposera le traitement de la fièvre inflammatoire : Acon., Bry., Bell., Phos.; si, au contraire, elle est précédée ou accompagnée de frissons avant la chaleur, on recour^ i\ Cham. Rhs. , CrotaL, Cale, Thu., antidotes de ra fièvre intermittente ; Arsen.,Dig., P'erat.,Lach., si la sueur est froide.

Skcueresse de la peau. — Arn., Acon., Phos., Lyc, SU.

'16. FnîYUES TYPHOÏDES, NEP.VEUSES, ADYiNAMlQUES.

Toutes ces maladies ont un caractère commun et exigent à peu près la même médication.

Elles débutent par de violents maux de tète, des bourdonnements, des saignements par le nez, de l'insomnie ou une somnolence profonde, pupilles dilatées, langue chargée de mucosités noirâtres, une agitation extrême, de la douleur et des borborygmes dans le' côté droit de l'abdomen, diarrhée, hémorrhagies , vertiges, délire, toux et rétention des urines. La rate est ordinairement gonflée et sensible si on la presse.

Tr.AiTEMEiXT. — Il est probable, si la maladie a été traitû'; à temps, qu'on a donné Acon.; mais dès que son caractèR est reconnu, le médicament auquel on doit recourir sans hi^ sit;ilion est Rhs., une dose de six en six heures; on auss recours ensuite à Nux F., Bry., Bell., Elaps., Phos. ', P'eral. cl Arscn.

-iî, La FiÉvr.E cérébrale se rapproche beaucoup des précédentes, cependant elle s'en distingue par des maux de téK. plus violents, la langue moins chargée, les pupilles contractées et l'absence de la diarrhée.

Tr.AiTEMENT. — Lcs mêmes moyens agiraient dans cette maladu!, cependant on devra insister davantage sur Acon. et elles répéter à diverses dilutions; après cela on

passera à i?/is., f/yosc, CroiaL, C. Jiid., en répétant ceux qui soulagcronl l'étr.l c'ui niahalc à des dilutions plus élevées.

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