‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 37 sur 121 · Plétiioue, Hémorriiagie · texte numérisé non relu

Plétiioue, Hémorriiagie

Surabondance de sang, congestion (voyez Fièvre inflammatoire, § 1 , et Tcle, §182). Pour l'hémorrhagie, voyez//cmoptysie, % 104. Jipistaxis, %9B. Hématémèse, §124. Hcmorrdicles, § 146,

Nous parlerons à l'article Blessure (§ 222] des hémorrliagies causées par des lésions externes. Il y a aussi des hémorragies passives. Celles-ci ont lieu parce que les tissus sont sans résistance, et que le sang est dépourvu d'une densité sufiisante pour se conserver dans les vaisseaux ; c'est en quelque sorte une fdtralion qui s'opère. On les remarque chez les natures faibles par tempérament, ou épuisées parl'inconduite ou les maladies.

On leur opposera avec succès Elaps, CrotaL, Cham., Arsen.

49. Anémie. — Pauvreté et manque de sang. La peau est paie, ainsi que la muqueuse de l'œil et de la bouche, le blanc de l'œil devient lui-même mat et terne, la faiblesse est extrême. Le foie est souvent gonflé et douloureux.

TnAiTEMENT. Lc médicamcut le plus important esti>/c?r., si déjà le malade n'en a pas abusé. On le fera suivre de Puis., Buf., Arsen., Sulph., Ferai.

50. Chlorose. — Cette maladie se manifeste chez les jeunes filles avec les mêmes symptômes que l'anémie ; la peau c^l jaune, verdi'itre, l'appétit faible et dépravé, les règles tardent à s'établir ; il y a de la lassitude, de la tristesse, despalpitalions.

TnAiTEMENT. — Lc médicamcnt le plus important est Puis., puis S. Oler. Lach., Dig., Sulph. et T'crat.

51 . OEmïME, Anasauque. — Quand le sang est prive de ses qualités stimulantes, sa partie aqueuse, nommé sérum, se dépose dans les mailles du tissu cellulaire; la peau se boursoufle à la face, aux jamljcs, ù la poitrine, et garde pendant un certain temps l'impression du doigt qu'on y enfonce. 11 y a parfois des palpitations de cœur, la respiration est gcncc et

impossible si l'on est couclié, la peau devient tendue, luisante, s'irrite et s'cnnamnie si on la gratte.

Tiî.uTEMENT.— ^(//•., Dig., Jrsen., Merc.,Cro(al., Puis., Lach.

52. HYonopisiE. — Cette maladie provient également dun sang qui se décompose en sérosités abondantes ; mais, au lieu de se déposer dans les mailles du tissu cellulaire, il s'épanche en larges nappes dans les cavités du corps ou entre les tissus qu'il sépare. On emploie le même traitement que pour l'anasarque.

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