APPAREIL RESPIRATOIRE
9G. RnuME. — Catarrhe bronchique. Toux caiarrhale. i" période. Toux fréquente et sèche, crachats clairs et filants, oppression (orthopnée), lièvre, soif, vive chaleur à la poitrine, peau sèche. Jcon.,Bry., NuxF., P'erat., Arsen. à la i"^ dyiiamisation.
2" période. L'expectoration est plus épaisse, la peau moins ; sèche, la fièvre diminue. Phos., Lach., Lyc., à la lo« dyna- I misation.
3' période. Crachats très-épais, fièvre et oppression dispairues, toux rare. Merc., Puis., SU., à la 15-= dynamisation.
(Voyez Coryza, à l'arlicle Nez, §©13.)
Oî. Coqueluche. — Si ia toux devient spasmodique, par quintes violentes, avec une inspiration d'un son particulier dans les intervalles, anxiété, rougeur de la face, crachement de sang, épistaxis, pouls accéléré, vomissement, on a aiïaire
la coqueluche, maladie très-fréquente chez les enfants.
Traitement. La coqueluche est contagieuse. On devra donc isoler les petits malades, et donner comme préservatif aux individus non atteints, Puis, tous les deux jours pendant une semaine, et puis lO'' dynamisation tous les 8 jours, tant que l'épidémie durera.
Quand la coqueluche sera déclarée, on emploiera : Acon., Puis., Arn.^ Ferai,, Nux V., Merc.
LAFiYNGriE. — Inflammation du larynx, qui prend le nom de croup quand cette affection est accompagnée de la formation de fausses membranes.
La laryngite simple sera traitée comme le catarrhe. Seulement, dès que le catarrhe sera devenu chronique, on passera de suite aux dynamisations 30®, 50^ et loo^.
Dans les maladies du larynx et de la trachée, qui en est la continuation par en bas, vous pourrez exercer une pression modérée en passant les deux mains au-dessous des clavicules. Si la maladie est profonde et chronique , les passes devront être plus allongées et la pression plus forte. Souvent dès le premier jour on a obtenu en Suède une amélioration marquée dans les altérations des cordes vocales.
Le Croup débute par la fièvre., rougeur des yeux, chaleur de la peau , bouffissure de la face , accablement , rhume , coryza, enrouement, langue blanchâtre ; au bout de quelques jours l'enfant se réveille tourmenté par une suffocation immi- ^nente ; la respiration fait entendre un son particulier qu'on peut coi^parer au cri d'un jeune coq dont la voix mue. Le visage est tantôt rouge, tantôt pâle. L'enfant sent une douleur mve au larynx, et y porte la main comme pour arracher quelque chose. La respiration devient de plus en plus rauque, sonore et sifflante, et se fait entendre au loin. Par les efforts de la toux et les vomissements, des fragments de membrane sont expectorés avec des matières épaisses et filantes. (La fièvre, le son croupal et la douleur au larynx, empêchent de confondre le croup avec l'asthme, qui attaque souvent les enfants.)
Traitement. Acon., Lyc, Phos., Merc, 5« dynam., à doses répétées de 2 en 2 heures.
Lycop. et Phos., chacun à la lo^, is^, 30^ dynamisation, à de longs intervalles comme préservatifs.