Pneumonie. — Après 2 ou 3 jours de malaise, fris
sons suivis de chaleur, pouls dur et fréquent, ardeur dans la poitrine, difficulté de respirer, douleur, dane le côté, pongitive , profonde , qui cependant n'augmente pas en respirant , comme il arrive dans la pleurésie; toux, expectoration de nuicosités souvent sanguinolentes , rougeur de la pommette du côté alîecté, douleur frontale fixe, ventre en général resserré.
Percussion. — On peut, en frappant d'une certaine façon la poitrine du malade, en tirer de précieux indices sur Tétat des poumons. Voici comment vous devrez procéder : placez votre main gauche à plat sur la poitrine du malade en commençant au-dessus de la clavicule. Réunissez les 4 doigts de la main droite sur une môme ligne et un seul plan , en les maintenant serrés par l'opposition du pouce ; puis servezvous-en pour frapper avec une certaine force, d'aplomb et bien perpendiculairement sur le médius de la main gauche. Vous parviendrez ainsi à reconnaître l'engorgement du poumon et les limites précises qu'il occupe. Ainsi en approchant de la région du cœur, vous la circonscrirez parfaitement par la percussion , et vous sentirez un son mat succéder au résonnement des cavités gonflées par l'air. Seulement, dans ce cas, vous devrez frapper très-doucement pour rendre la différence entre les deux sons plus appréciable.
Dans la pneumonie vous entendrez également s'affaiblir d'heure en heure la résonnance pulmonaire, et suivrez pas à pas les progrès du mal dans son tissu. Le son d'heure en heure devient moins clair, et enfin tout à fait mat.
Auscultation. — En appliquant l'oreille sur les parois de la poitrine, on entendra le bruit respiratoire s'effacer graduellement. Il sera remplacé par un râle crépitant, sec, nombreux, pénétrant l'oreille par bouffées, comme si l'on remplissait uiie vessie vide et bien séchée , ou comme si l'on froissait une mèche de cheveux contre l'oreille. Bientôt ce râle crépitant fait place à un souffle dit bronchique ou tubaire, c'est-à-dire comme si l'on soufflait dans un tube.
îl va sans dire qu'avant de pouvoir distinguer ces bruits anormaux , il faudra s'être habitué à bien reconnaître l'état normal de la respiration cliez des personnes bien portantes.
Traitement. On aura dû donner Jcon. dès l'apparition des symptômes fébriles; mais dès que la matité et le râle crépitant auront fait reconnaître la pneumonie, on ne devra pas
hésiter ;i donner Phos., b" dyn;inii<alion. une dose de 3 en 3 heures le i" jour, une dose de 6 en 6 heures de la 6<^ le 2" jour, et une dose de 12 eu 12 heures le 3«.
On verra aussi , 9 lois sur 10, avorter les pneumonies les l)lus graves ; cependant si les 8 premières doses de pim. ne produisaient pas d'amélioration appréciable, on devrait y renoncer pour Bry., qu'on emploierait de la même manière.
On pourra au besoin employer Lach. , Cham. , Avsen. , Sulph.
Les mêmes médicaments seront employés dans lapneumomie i>assée à l'état chronique, mais à la 30% 50' et 100^ dynamisation, et à 30 ou io jours d'intervalle.
MOI. La Pleuro-Pneumonie se complique des symptômes de la pneumonie et de ceux de la pleurésie ci-dessous décrite. Le traitement de ces deux maladies peut lui être également appliqué. Cependant dès qu'il y aura des crachats rouilles de sang, il faudra recourir à P/ios., médicament d'une importance capitale dans la pneumonie.
1©2. Pleurésie ou inflammation de la plèvre.
Douleur élançante dans un côté de la poitrine, augmentant par la toux, l'inspiration et le contact. Au rebours de ce qui a lieu dans la pneumonie, la toux est sèche, il y a un redoublement de souffrance le soir et la nuit. La pleurésie est souvent causée par une chute ou un coup porté extérieurement.
La percussion donne un son mat dans les parties affectées.
L'auscultation révèle une diminution du Ijrait vésiculaire normal, et un souffle bronchique plus faible que dans la pneumonie. Transmission de la voix à l'oreille de l'observateur ou brunchophonie.
TuAiTEMEKT. Acoii. , Bnj., Rhs., Sulph., répétés en basse dynam. tant que dure l'état aigu , et la so--' et 30% si la pleurésie passe à l'état chronique.
'B®@. La Pleouobvnie est une douleur des parties externes de la poitrine, qui peut simuler les caractères de la pleurésie, mais dans laquelle les sons normaux donnés par la percussion et l'auscultation persistent dans leur intégrité.
TiîAiTEMENT. Jmica à l'intérieur et en friction sur la partie douloureuse. Acon, , Elaps, Rhs., Puis. (Y. Rhwmtisme, 02.)