‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 51 sur 121 · Hémoptysie. — Expectoration avec toux, d'un sang · texte numérisé non relu

Hémoptysie. — Expectoration avec toux, d'un sang

vermeil et écunieux. Il faut bien distinguer cette affection de quelques autres symptômes analogues. Ains', par exemple, le sang ijui \ient des fosses nasales tombe dans l'arrière-bouche et est rejeté sans eiforts. Celui qui vient de l'eslomac est rejeté avec des efforts de vomissement ; il est de couleur foncée. L'hémoptysie est un symptôme fréquent de la brcnchile aigué, et prédispose à la pluiiisie qu'il accompagne souvent. Ce n'est pas cependant un symptôme constamment mortel ; souvent il se répète sans inconvénient pendant de longues années, surtout chez les femmes. Grétry, le célèbre musicien, fut hémoptysique toute sa vie.

ïr.AiTEMENT. Acoti., Avsen. , Dig. , Arn., Nux F., Dulc, à basses dilutions pendant l'attaque. A la 30^ et à longs intervalles, quand on s'occupe d'en prévenir le retour.

105. Piithisie. — Développement de tubercules dans le poumon. Elle débute par un simple rhume qui se prolonge par une toux sèche, des crachements de sang, une fièvre légère , avec redoublement à midi et à minuit ; sueurs abondantes le malin, amaigrissement, diarrhée, pommettes saillantes et colorées, joues caves, les épaules proéminentes, les articulations volumineuses, les ongles recourbés et difformes. Douleurs faibles ou variables. Les crachats d'abord muqueux deviennent purulents. Ils tombent au fond de l'eau , et s'y dissolvent en partie sous forme laiteuse.

Nous ne pouvons dans ce petit volume donner tous les signes physiques de la phthisie pulmonaire , que nous réservons pour le grand ouvrage qui fera suite à celui-ci. Nous allons cependant les énumérer rapidement.

Percussion. Le poumon donne un son moins clair au-dessus et au-dessous des clavicules, et plus tard un son creux et sonore ou de pot fêlé dans les parties où les tubercules entrés en suppuration ont laissé des espaces vides qu'on nomme communément des cavernes.

Auscultation. Le bruit de la respiration est dans le principe fort diminué ou exagéré jusqu'au râle crépitant dans les environs des clavicules. Il s'y mêle des râles sibilants , ronflants, et des bruits de craquement.

Dans la 2» période, les râles deviennent humides, l)ullaires, et bientôt caverneux. La respiration devient sifllanio, avec souffle tubaire. Bientôt elle n'arrive plus à notre oreille qu'à

travers des liquides (|iii la rendent viijranle, ou bien elle résonne dans des cavernes pleines de liquides qu'elle traverse avec un gargouillement, ou en Taisant retentir leurs bords comme des plaques métalliques. La voix arrive alors directement à l'oreille à travers la caverne tuberculeuse , comme si la poitrine prenait une voix pour nous annoncer la fin prochaine du malade.

Tous ces signes sont, comme nous le disons, surtout sensibles au sommet du poumon ; mais ils peuvent également s'étendre à la partie moyenne et inférieure où ils ont la même signification.

TuArrEME.M. JËlaps, Lach., Lyc, Cale, Phos., Puis., Cham., Merc, à la 20% 30% 50% lOO'dynam., et à de longs intervalles. 11 existe des exemples de phthisie guérie en respirant chaque jour pendant quelques minutes le mélange de parties égales de cire jaune et de colophane, dont on se sert pour cacheter les bouteilles. On cite aussi des guérisons obtenues par des frictions de lard sur toute l'étendue de la poitrine et entre les deux épaules. Nous pensons que ce dernier moyen devrait être employé à r jours d'intervalle et chaque fois pendant un quart d'heure.

106. Asthme. — Anxiétéspasmodiqueel purement nerveuse de la poitrine, caractérisée par des bâillements, de l'oppression, des urines abondantes, revenant périodiquement et par intervalles , apparaissant surtout la nuit. Le malade au moment de l'invasion subite du mal est dans un état eflVayaut d'anxiété. Le mal s'apaise quand la toux devient plus humide, l'expectoration plus facile, et les urines plus colorées.

TitAiTEMENT.^/'se?i., Phos., Brij.yNux F., Ferai. Si ces moyens ne suffisent pas, on se trouvera bien dans les attaques de faire flairer au malade un petit sachet de musc , d'heure en heure , 1 5 secondes chaque fois. On se trouvera bien aussi de donner aux enfants quelques cuillerées d'infusion de sureau , également d'heure en heure. Rien entendu qu'en employant ces derniers moyens on n'administrera aucun autre médicament.

Dans les intervalles des attaques, on emploiera comme préservalifla 10% li% la-^dynani. d'y/rsc»., PhoR., Brij.,^^ F. ou Ferai. , on choisissant (;ehii de ces agents qui aura paru le plus utile dans les attaques.

Dans la dit'Iiculté de respirer i)rovenant d'une pneumonie ou de tout autre état iiiflauimatoire, et dans celle qui dépend/ d'un asthme nerveux, la molliode gymnastique de Ling donne deux formules vi'aiment spécifiques dont on se trouvera bien dans une foule de cas.

Dans le cas, le malade est assis sur un tabouret, les genoux maintenus par un aide, les bras relevés au-dessus de la tête et entrelacés.

Le médecin ou tout autre personne de bon vouloir et d'une constitution saine , se lient debout derrière lui et lui Ml des frictions lentes et suivies sur les côtés de la poitrine en remontant depuis le lias des fausses côtes jusqu'aux coudes. La poitrine est ainsi dilatée en même temps que tendue. La circulation se rétablit même dans les cas les plus graves, et les douleurs se calment comme par enchantement.

Dans le 2= cas, on appuiera la main gauche au-dessus du creux de l'estomac, et avec la main droite on percutera avec force, de manière à imprimer un mouvement de tremblement aux parties antérieures et inférieures de la poitrine.

Nous joindrons à ces deux exemples de la méthode de Ling un autre moyen ap;)licable dans les affections du larynx et de la trachée-artèi'e.

Si la maladie est aiguë et récente , on promène les deux mains du haut en bas , sur les parties latérales du cou , en imprimant de légères vibrations à la trachée-artère, et en exerçant une légère pression.

Dans les cas chroniques, au contraire, on tend les muscles du cou en promenant les mains d'avant en arrière.

Ces deux opérations pourront être répétées de 2 en 2 jours et dureront au i)lus lo minutes.

11 est presque surperflu de faire observer que ces procédés tiennent à la fois de la gymnastique par les mouvements qu'ils impi'iment, de l'homœopathie par leur sijécificité et leur faible 1 action matérielle, et du magnétisme par la communication de la force vitale qui passe nécessairement de l'agent à la per- 1 soime souffrante.

C'est |)our cela que nous recommandons de nouveau dt; I choisir un homme sain, vigoureux, affectionné au malade, et I sympathique avec lui.

Ainsi considérée, la découverte de Ling en introduisant la

notion de spécificité dans la gymnastique et le magnétisme, ramène ces deux branches de l'art de guérir dans le cercle de l'action iiomœopathique, comme l'a fait de son côté Priestnitz pour l'emploi de l'eau. Hahnemann est le soleil du nouvel art ; mais I.ing, Mesmer et Priestnitz en gravitant dans son orbite lui donnent un nouvel éclat et prêtent une nouvelle force à ses rayons.

15® 'ï . L'Hydrotiiorax est un épanchement aqueux dans les cavités des plèvres. La respiration est difficile. On peut en appliquant l'oreille et imprimant une secousse subite à la poitrine, entendre le choc du liquide contre ses parois.

TRAvriiMENT. Dig.^ Arsen., Lach., Buf., M etc., Bry.

î©8. L'OEoÉMEsera soumis à l'emploi des mêmes moyens. Des frictions rectilignes opérées sur les côtés de la poitrine, alternant avec un mouvement de tremblement imprimé à la cavité thoracique, de manière à avoir successivement une friction et un tremblement, facilitent l'absorption des liquides épanchés. Les bras devront être levés et tendus en l'air pendant l'opération et fixés par un aide.

Outre riiydrothorax, plusieurs pleurésies chroniques et des adhérences avec le poumon ont été guéries par ce moyen.

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