‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 67 sur 121 · Okcuite. — inflammation du te-^Mcule à la suite ou · texte numérisé non relu

Okcuite. — inflammation du te-^Mcule à la suite ou

d'une blénoiTliagie mal traitée ou de quelque lésion extérieure.

Traitemknt. Merc, Puis., Jac. C, DUj. et Arn. à l'extérieur, et en lotion s'il y a eu contusion ou lésion externe.

158. Saucociïle. — Tumeur élépliantiaque ou cancéreuse du scrotum. Lyc, Sulph., Bell, sont très-efficaces contre la première aifeclion. Contre la seconde on ajoute ^rs., Lach., Crotal.

159. HvDnocÈLE. — Tumeur formée par un amas de sérosités dans les enveloppes du testicule.

Traitement. Sulph., SU., Arn., Puis., Dig.

IGO. PnosTATiTE. — Irritation d'une glande nommée prostate, qui se trouve à la racine de l'urètiire. Elle se manifeste par uu sentiment de douleur et de chaleur au périnée , près de l'anus, la sensation d'une petite tumeur globuleuse en introduisant le doigt dans le rectum , où l'on sent une chaleuranormale et comme la présence d'un corps étranger.

TuAiTiîMENT. Puis., et si cela ne suffit pas Thu. Si le mal est récent et causé par une lésion extérieure, on peut appliquer le soir une petite compresse baignée dans la teinture de Thu. à la base de la verge et à sa partie inférieure.

161. — PniAPiSME. Erection violente et prolongée, douloureuse, sans désirs vénériens. Buf., Acon., Nux V.

162. Satyhiasis. — Exaltation morbide des fondions génitales avec tendance à la démence et à la manie.

TuAiTEMENT. C. Iiid., Phos., Hyosc. , et dans les cas les plus graves une goutte de teinture de cantharides dans un demi-verre d'eau tiède et sucrée de 6 en 6 heures. Si le mal au contraire avait été produit par l'abus des cantharides, on recourrait à quelques gouttes d'alcool camphré prises également de 6 en 6 heures.

163. Masïurdation. — La masturbation est un vice contre nature, produit ou par une maladie ou par les vices dune fausse éducation.

L'emploi des règles de l'hygiène et des préservatifs, que nous avons indiqués, garantira vos enfants de la première.

Quant au deuxième point, demandez à M. Lallemenl, professeur i> la Faculté de Montpellier et membre de l'Académie de Médecine, demandez-lui les causes de ce tléau. Il vous répondra que la source de l'onanisme est dans les collèges et

dans l'étude du grec et du latin. Il vous répondra que c'est l'Université qui bâtit et entretient, au milieu des peuples modernes, ces milliers de Gomorrhe, où vont périr l'innocence et la santé des générations modernes; d'où il ne sort pas trois enfants sur cent exempts de l'effrayante contagion qui menace l'avenir de la civilisation européenne ; il vous peindra le mal rapporté au sein des familles par ces malheureuses victimes d'Hne débauche précoce, et le niveau intellectuel de l'humanité baissant au fur et à mesure que les mœurs des singes tendent à la dominer et à l'envahir. Du reste il ne pouvait en être autrement. Toute cause générale produit des effets nécessaires.

Il était impossible que de l'étude abrutissante de deux langues mortes imposées à une jeunesse active, il ne résultât pas un ensemble d'habitudes vicieuses. Nous avons besoin de travaux agricoles, de connaissances physiques, chimiques et industrielles, et on ne nous enseigne que les traditions des Romains et des Hellènes. L'avenir appelle, pour mettre fin à toutes les misères, les miracles de la grande industrie. II nous taut, dit M. Jobard, des métiers, des hauts-fourneaux et des laminoirs, et vous nous donnez, quoi? des lalinoirs. Est-il étonnant que les collégiens, ces malheureux parias de la société, renfermés dans les bagnes universitaires , pleins d'un dégoût instinctif pour la tâche stérile qu'on leur impose, jetés en dehors de la voie sociale, tourmentés par une sève vitale, que l'on refoule en eux par une compression terrible ne viennent à consumer dans un vice infâme cette exhubérancè de force que Dieu leur avait donnée pour le bien , et qu'une administration stupide refoule au milieu des cadavres de l'nn tiquité païenne? De Socrate à Virgile le monde antique' ne chante qu'un hymne en l'Iionneur des vices contre nature Est-Il donc étonnant que quelques atomes de ces miasmes infects aient atteint quelqu'un des jeunes forçats de la science qu. en aura bientôt transmis le germe â tous ses compagnoS rie boulet? Quand je vois un homme du peuple s'imposer c e' sacrifices pour envoyer son fils au collège, je plains nrofon' •lement son erreur ; mais quand je vois un b urge^ s quiïimeme a raversé ces abimes gomorrhcens, y envoy ^ « " . ints de la manière la plus simple et comme une d se tou e naturelle; quand je vois des académiciens nous van cr e dé ,

iiccs (les éludes classiques, il ine seml)le qu'il existe une l'rauc-niaçonnerie occulte entre tous les sectateurs d'Onau , qui tend à perpétuer et à généraliser chez l'Iiomnie les habitudes des orang-oulangs , ou enfin, si cette supposition est inadmissible, il faut donc que la rage de concourir aux emplois publics soit poussée à une véritable frénésie , pour qu'un père vienne de gaieté de cœur condamner son (ils à la plus hideuse des dégradations morales et physiques dans l'espoir de le pousser un jour à une position privilégiée.

Cet entraînement si funeste et si général est du reste fondé sur le plus faux des calculs. L'éducation d'un laiinmr, dit M. Jobard, représente avec les intérêts un capital de oo mille francs au moins à 21 ans, et celle d'un avocat ou d'un médecin 100 mille francs à 30 ans. Donnez donc à vos enfants une instruction plus réelle et plus économique , et sauvez leur santé en leur assurant 5 mille francs de rente que leur vole l'Université. Vos enfants sauront toujours assez de latin. Toute mère dévouée peut aujourd'hui, avec la méthode Jacolol, leur enseigner autant de latin en six mois que l'Université leur en enseigne en six ans ; car il faut rendre toute justice à ces effroyables sentiiies de vice, elles sont aussi le réceptacle de la plus crasse ignorance, et les esprits avancés reconnaissent tous aujourd'hui que les lycées ont sans cesse reculé i)endant que tout marchait autour d'eux. Il faut entendre des hommes, qui ont approfondi tous les mystères de la linguistique, comme M. l'abbé Latouche, pour se faire une idée des progrès de l'esprit humain dans la philologie et de l'obscurantisme de l'Université. La conviction et l'éloquence de ce polyglotte sans égal nous ont presque réconcilié avec l'étude des langues en nous démontrant que l'on peut en trois ou quatre ans apprendre non pas deux langues, mais huit ou dix des plus beaux idiomes familiers à la langue humaine, depuis le sanscrit jusqu'à l'allemand, depuis l'hébreu jusqu'à l'espagnol.

Traitement. Si vous n'avez pu préserver vos enfants de la contagion, tâchez de diriger leur vocation vers les travaux agricoles ; recourez à la gymnastique, accablez-les de fatigue, occupez leur esprit de travaux, d'études qui leur plaisent; adressez-vous à leur cœur en tâchant de leur inspirer une horreur salutaire du vice meurtrier qui les ronge. Ne leur faites jamais lire Tissot ni ses imitateurs. Tous ces livres fout plus

de mal que de bien. Enfin , pour guérir la tendance maladive , àoimez Sulph., i O" dynam., et, un mois après, 20% et Cale, également lO' et 20* de mois en mois. Si le sujet est épuisé par ses excès, Hipp., Chant., Ferat.

164. Pollution, Spermatorrhée. — Les pollutions involontaires , suites de la masturbation ou d'une continence trop prolongée, dégénèrent en spermatorrhée ou perte insensible de sperme, qui coule d'une manière inaperçue, soit seul, soit avec les urines, soit pendant les efforts qu'on fait en allant à la garde-robe. Pour reconnaître cette infirmité , il faut avoir soin d'observer si les urines ne causent pas dans l'urèthre une titillation voluptueuse, et si elles ne laissent pas déposer au fond du vase une matière visqueuse, gluante, transparente et d'odeur spermatique.

Traitement. S. Oler. , Puis. , Phos. , Ped. , Ocym. , Sulph.

165. Impuissance. — Buf., Lyc, SU., se sont montrés quelquefois utiles. L'impuissance provient du reste presque toujoui's d'une maladie, qu'on fera bien de chercher à découvrir et à traiter. Un demi- bain froid de quelques minutes, pris une heure avant le coucher, est du reste le stimulant le plus innocent et le plus efficace auquel puisse recourir un homme épuisé et qui se métic de ses forces la première nuit de ses noces. Mais il ne faut pas abuser de ce moyen en le répétant , et il vaut mieux attendre sa guérison d'un bon régime, d'un traitement homœopatliique, et d'une modération extrême dans les plaisirs de l'amour.

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