‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 68 sur 121 · PARTIES GENITALES DE LA FEMME · texte numérisé non relu

PARTIES GENITALES DE LA FEMME

166. Menstruation. — Les règles sont une fonction trèsimportante chez la femme. Il faut en étudier les phases avec attention.

Le sang des règles est plus pâle que le sang ordinaire; il est doué d'une odeur particulière, il est privé de librine, c'està-dire de l'élément plastique qui coagule le sang ordinaire exposé à l'air. Quand il y a des caillots, ils ne proviennent donc pas de la fonction menstruelle régulière, mais d'une hémorrhagie de la matrice, ou mélrorrhagie.

Les règles sont lo symn.tAme de périodique d'un

œuf, qui se détache des ovaires de la femme à peu près tous les mois lunaires. La faculté de concevoir est donc plus grande 3 ou 4 jours avant leur apparition, et sou lo jours après. Ce premier terme passé, sa prol:)abilité est presque nulle, jusqu'à l'instant où la femme sent les premiers avant-coureurs d une menstruation nouvelle; cependant elle persiste quelquefois, et l'affirmation absolue des premiers physiologistes qui, dernièrement , ont promis aux époux une couche féconde ou stérile à volonté, celte affirmation a été démentie par de nombreux exemples contraires. (Voyez Omrite, $ ÎÎS.)

Traitement. Si les règles sont trop faibles, ou si elles tardent à s'établir chez les jeunes filles, et si elles sont supprimées, 5. Oler., Ferat., Puis., Sulph. Si elles sont suivies de coliques et de maux de reins, Ocxjm., Bell., SU. et Loch., surtout à l'époque de la cessation des règles.

C'est après quarante ans que l'âge critique commence. Le flux menstruel s'écoule encore régulièrement pendant quelques années ; mais il se modifie soit dans sa quantité , soit dans ses qualités physiques.

Le sang ne coule plus alors d'une manière régulière aux époques de la menstruation ; il se montre tantôt goutte à goutte, et tantôt parhéraorrhagies extrêmement abondantes. Pendant que l'écoulement se produit, ou par excès ou autrement, la femme se plaint d'étouffements, de lourdeurs dans la région du basventre, de palpitations de cœur, de congestions vers la léte, de bouffées de chaleur qui semblent partir de la matrice et inondent de sueur la face ou toute la peau du corps. Le visage change de caractère , les yeux deviennent brillants , le teint s'altère et prend toutes les teintes , depuis la pâleur livide jusqu'au rouge ardent. 11 est rare que des boulons, des taches plus ou moins colorées ne rendent pas cotte altération permatiente. Enfin, les règles devenues de moins en moins abondantes, finissent par s'arrêter tout à fait. C'est alors que la femme doit se mettre en rapport avec la situation nouvelle dans laquelle elle vient d'entrer. Ainsi elle s'attachera à se donner des habitudes calmes et paisibles. Elle évitera toute sorte d'excès de table, elle s'abstiendra complètement de l'usage du café , du thé et des liqueurs alcooliques. L'eau est, pour les femmes qui sont dans la période de l'âge critique, un médicament d'une certaine efficacité; nous leur conseillerons

donc d'en boire beaucoup. On a des exemples nombreux des bons eflets de l'eau, dans les cas d'excitation produite par les inlluences particulières dont nous parlons.

Lach., S. Oler., Puis., seront les principaux moyens à l'époque de l'âge critique.

16Î. Métuorrhagie ou hémorrbagie de la matrice. — Bell., Crotal., Cham., Brij., Dig. Si elle a lieu après l'accouchement, une chute, ou un coup, Arnica, une goutte de la teinture dans de l'eau à une ou deux heures d'intervalle.

16§. LEtcouRîuiE.— Flueurs blanches. Écoulement par le vagin d'un liquide blanc, jaune ou verdàtre, accompagné ordinairement d'une douleur obtuse dans le vagin, le bas-ventre et les cuisses, de pâleur , langueur, tiraillements et faiblesse d'eslomac.

Traitement. S. Oler.,Elaps, Puis., Cale, s'il y a eu infection syphilitique Thu. 5 gouttes de la teinture alcoolique dans un peu d'eau, 3 fois par jour. Voyez plus haut Blcnnurrlu'e (155).

169. MiiTRiTE. — Intlammatron du tissu propre de l'utérus (matrice] caractérisée par une douleur continue, vive et déchirante, une chaleur bridante et un gonflement à l'hypogastre , se propageant quelquefois aux tissus , aux veines et au vagin; suppression des règles et des lochies si elles existent à ce moment ; ténesme, strangurie et fièvre intense.

Traitement. Acon., Bell., Crotal., Cham., Dig.

170. Chute de la matrice. — Employez : Bell., Crotal. lîl. Gonflement squirrheux. — Elaps, Cham., Thu.,

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