ACCOUCHEMENT
Les phénomènes de raccouchement peuvent être rapportés à quatre temps ou périodes, i"'' temps , signes précurseurs : deux ou trois jours avant l'accouchement, écoulement muqueux, gonflement des parties génitales externes , douleurs faibles , courtes et intermittentes, connues sous le nom de mouches, dans les lombes et l'abdomen. 2" temps, douleurs particulières, dites expulsives, qui de la région lombaire se propagent vers l'utérus ; tension et dilatation du col et de l'orifice de cet organe; saillie dans le vagin des enveloppes du fœtus, qui forment ce qu'on appelle la poche des eaux ; rupture de cette poche. 3" temps, contractions de la matrice et des muscles abdominaux; douleurs plus aigués; la tète du foetus s'engage dans le bassin ; l'occiput, situé le plus ordinairement au-dessus de la cavité cotyloïde gaucho, vient se placer derrière l'arcade du pubis. 4" temps, après quelques instants de repos, les contractions recommencent ; la tête se présente à la vulve; distension extraordinaire; douleurs conquassantes; la tête franchit en fin la vulve, et le reste du corps est facilement dégagé; mais il tient encore à la mère par le cordon ombilical dont on fait la ligature et la section. (Nysten, Dictionn. de Méd.)
Il est rare que l'accoucheur ou la sage-femme ne soient pas avertis à temps pour veiller sur l'accouchement et pour remplir leur office; mais, comme il n'est pas toujours sûr qu'ils se trouvent au moment précis auprès de la personne qui a réclamé leurs secours, voici rénumération des soins à donner et des précautions qu'il faut prendre
D'abord, en doit recommandera la femme qui commence à sentir les douleurs vives , les épreintes douloureuses qui précèdent l'accouchement, de prendre la précaution de vider ses intestins par un lavement, et d'uriner. Celle recommandation a pour but d'isoler la matrice d'un embarras matériel qui pourrait compliquer ou relarder le travail.
A mesure que les douleurs augmentent de force et de fréquence, l'ouverture de la matrice tend à s'agrandir; c'est à
travers cette ouverture, qui n'est pas visible au dehors , car elle est au fond du vagin , qu'on voit se présenter une membrane tendue et élasti(iue. Celte meml)rane fait partie du sac dans lequel l'enfant est enveloppé ; plus cette membrane saillii, plus elle forme poche. On l'appelle la poche des eaux, jjarce que tout le liquide qui est renfermé dans ce sac, où est lo-o l'enfant, se rend, par l'action de la pesanteur, dans la i poi tion du sac qui saillit hors de la matrice. C'est lorsque la ' poiiie se rompt que les eaux s'écoulent, et qu'alors l'enfant ili seend dans le canal pour se présenter à l'ouverture extél ii iu-e. Mais, avant de dire comment il faut se conduire à par- . tir de ce moment-là, nous avons quelques recommandations préliminaires à faire.
Il est important de ne pas être pris au dépourvu. Quand les douleurs commencent, que le moment de la délivrance approche, il faut tout préparer pour la mère et pour l'enfant.
Il faut, pour la première, un drap, une grande serviette, des éponges et de l'eau tiède, du linge de corps, et un lit appelé lit de misère, sur lequel se fait l'accouchement. Le drap, plié en plusieurs doubles , est disposé sous le bassin de la femme, quand elle prend place sur le lit; la grande serviette sert à entourer et à contenir le ventre lorsque l'accouchement a eu lieu ; le linge de corps, les éponges et l'eau sont nécessaires pour les soins de propreté qu'exige la situation ; enfin, le lit est une couche plus commode que le lit ordinaire, pour subvenir aux nécessités du moment. Ce lit ne doit être appuyé que par la téle, contre l'une des parois de l'appartement ; il doit être isolé par les ruelles , afin qu'on puisse se placer indifféremment k gauche ou à droite, pour les manœuvres et pour le service. Si le lit est trop long, on doublera un matelas sur le milieu, pour que la femme ait la faculté de se tenir presque sur son séant, et d'avoir derrière elle un point d'appui, La partie antérieure du lit devra former un plan incliné, et son extrémité du môme cûté devra présenler un rebord saillant où les pieds puissent s'appuyer. Il n'est pas besoin d'ajouter qu'une fois sur le lit, la femme devra se placer les cuisses écaitées, les genoux élevés, pour faciliter la' fonction dont le travail s'opère. Cette situation est d'ailleurs dictée par l'instinct. On la prend sans qu'on ait besoin I de la recommander.
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Il faut, pour l'enfant, des ciseaux, du fil ciré, une compresse un peu large et percée d'un trou, dans son milieu, grand comme une pièce de un franc , une bande , une serviette douce , et ce qu'il faut pour nettoyer et habiller l'enfant. Les ciseaux, le fd, la compresse, la bande, serviront a faire la section et la ligature du cordon ombilical, et à le maintenir sur le devant des parois abdominales. Passons maintenant aux actes successifs de l'accouchement.
Avant de se placer sur le lit, la femme doit marcher pour faire descendre l'enfant, pour presser le moment de la délivrance. Les femmes qui sont à leur premier accouchement doivent surtout agir ainsi : elles ont besoin , cela se comprend facilement, de s'aider plus que les autres.
C'e-st le toucher qui guide , pour savoir quand la femme doit se placer sur le lit i)Our ne plus le quitter : lorsque la poche des eaux est rompue, c'est ce que la femme a de mieux à faire. Cependant, si le corps de l'enfant ne se présente pas, malgré la dilatation qui s'est opérée , la marche peut être encore utile. Dans tous les cas, on ne tarde pas, quand l'accouchement se fait sans difficulté, à sentir la partie de l'enfant qui doit passer la première. Le toucher se pratique en réunissant les deux doigts index et médius (indicateur et moyen) de la main. C'est avec une grande précaution qu'il faut exercer celte manœuvre, afin de ne pas blesser les parties. Il faut avoir soin de s'oindre les doigts avec de l'huile ou tout autre liquide analogue, toutes les fois qu'il sera nécessaire de recourir au toucher, qu'il faut opérer d'ailleurs le plus rarement possible.
Une fois que la tête, ou une partie quelconque du corps, est engagée dans le canal, au travers duquel l'enfant doit passer, on redouble de surveillance et de soins. On ne doit plus s'éloigner de la mère. Une main sera placée sous la vtdvc, à l'endroit connu sous le nom de périnée. C'est la main droite qui remplira cet office. Elle doit soutenir les parties pendant tout le temps de l'accouchement, afin que la distension qui s'opère ne produise pas de déchirure. Elle sera placée de manière à ce que l'ouverture formée par l'écarlement du gros doigt et de l'indicateur embrasse la partie inférieure de la vulve. L'autre main , la main gauche , sera appliquée à |)lat sur le bas-ventre, et aidera à l'accouchement, soit eu dis-
tendant les parties supérieures des organes génitaux, soit en comprimant légèrement le bas-ventre pour aider, pour ranimer les contractions de la matrice. Telle est la position que doit garder la personne que les circonstances obligent à surveiller un accouchement. C'est en conservant ses mains, quoi qu'il arrive, l'une dans la région de l'anus, l'autre sur le basventre, et en secondant de son mieux, de cette manière, la fonction qui se poursuit , que cette fonction se terminera le mieux possible. Nous insistons d'autant plus là-dessus , que les manœuvres faites par des personnes qui ne connaissent ni la disposition des parties, ni les lois de l'accouchement, ne peuvent que troubler le travail , que lui nuire dans sa régularité. Sans doute, le travail peut être difficile, peut même paraître absolument suspendu, et exiger impérieusement une manœuvre. Mais, en supposant l'opération nécessaire, elle est trop délicate pour qu'une main non exercée ne produise pas de graves désordres, et peut-être la mort de l'enfant. D'autre part, si l'accouchement paraît interrompu par la présentation vicieuse du corps , enfin par une cause quelconque , il faut qu'on sache qu'avec du temps et de la patience, les conditions, de mauvaises qu'elles étaient, peuvent devenir bonnes, et que le travail finit, presque toujours, par se terminer sans autre accident. Lorsqu'on est isolé de tout secours , et qu'on est forcé de recevoir un enfant , il faut savoir attendre , et il est rare que les événements en fassent repentir. Trop souvent les chirurgiens eux-mêmes ont recours au forceps , surtout dans la pratique civile. Cet instrument, dit le docteur Senaux, n'a jamais fait de bien qu'à la poche des accoucheurs.
Après la sortie de l'enfant , l'accouchement n'est pas terminé ; il y a encore à recevoir l'arrière-faix, c'est-à-dire les enveloppes. Cette masse est ordinairement chassée par une dernière contraction ; mais, si plus d'un quart d'heure se passe sans que cette dernière partie de l'accouchement s'opère , il faut en presser la venue, soit en pratiquant quelques frictions sur le bas-ventre, avec la paume de la main, soit en faisant de légères tractions sur le cordon ombilical , qui s'étend , I comme on le sait, de l'arrière-faix à l'enfant lui-même. Il ar- I rive , quelquefois , que la délivrance des enveloppes se fait presque aussitôt que la délivrance de l'enfant. Mais, dans la plupart des cas, il .s'écoule un intervalle assez considérable (de
quelques minutes à un quart d'heure) avant cette seconde partie de l'accoucliement. C'est pendant cet intervalle qu'on détache l'enfant de la mère, par la section du cordon ombilical. Voici comment on s'y prend.
Lorsque l'enfant est sorti, on le place sur les cuisses de la mère, le visage tourné vers les pieds : c'est le moyen d'empêcher que le satig qui s'écoule des parties génitales ne rejaillisse sur sa figure. Le cordon qui tient, comme on le sait, au nombril , doit être coupé avec des ciseaux , de préférence à tout autre instrument tranchant, à quatre ou cinq travers de doigt de distance du nombril , et entre deux ligatures faites préalablement. Après cette dernière opération , on passe le bout du cordon dans l'ouverture de la compresse ; on l'applique à plat sur cette double ou triple épaisseur de linge fin, et an le fixe par la bande que l'on passe deux ou trois fois autour du corps de l'enfant. Nous dirons plus loin dans un article spécial quels sont les autres soins que réclame le nouveau-né (S 1Î9).
Lorsque la sortie des enveloppes est terminée, la mère doit être essuyée, changée et portée sur son lit. Ici nous placerons une observation importante : il peut arriver que quelques fragments du délivre restent dans la matrice , ce qui occasionne des coliques, et, dans certains cas, des pertes de sang. Pour que l'accoucheur ou la sage-femme soient suffisamment édifiés sur cette circonstance , si elle a lieu , il faut toujours conserver l'arrière-faix et le leur montrer; c'est le moyen de les fixer sur la cause de certains accidents qui peuvent prendre, s'ils sont abandonnés à eux-mêmes, un caractère de gravité. Quand la femme est sur son lit, qu'on aura garni de linges, on lui mettra en ceinture, pour soutenir le ventre, une serviette pliée en trois ou quatre doubles. (Viluers.)
Quant au traitement, si ;\ l'apparition des douleurs une vive crainte avec tremblement nerveux saisit la malade, on pourra lui donner Jcon. dans un peu d'eau. Le vin, le café oi les autres excitants recommandes par les sages-femmes et les matrones , sont beaucoup plus nuisibles qu'utiles. Les aromates, l'eau de Cologne et autres substances odorantes, seront écartées avec soin. Le seigle ergoté est souvent mortel pour la mère et pour l'enfant, aux doses employées habituellement par les accoucheurs. Une dose de Puis, le remplacera
parfaitement ; mais il faut attendre que les eaux soient écoulées et que les douleurs naturelles fassent défaut. Ce médicament suffira seul ordinairement pour déterminer l'accouchement dans un temps très-court.
S'il se manifeste des crises nerveuses, ISux V.
S'il y a en outre défaillance, Verat.
S'il y a congestion sanguine à la tête, Acon. et Afn.
Pour l'iiéraorrhagie, Arn. ou Bdl., et si elle est considérable, recourez de suite à PuU. pour hâter l'accouchement *" ^ avant que les forces de la malade soient épuisées.
Après la couche, il sera bien qu'une personne alTectionnée à la malade, saine de corps et tranquille d'esprit, lui fasse trois ou quatre passes magnétiques, lentes et prolongées, de la tête aux pieds. Ce moyen pourra prévenir les convulsions et les hémorrhagies. S'il ne suffit pas pour prévenir ces accidents et qu'il y ait grande faiblesse, Ars. sera très-utile.
LocniES. — L'opération de l'accouchement terminée, il se fait un écoulement nommé lochies qui dure quelques jours, et qu'il faut entretenir sous peine d'accidents plus ou moins graves. Il faut donc prendre les mesures nécessaires pour que la suppression ne se produisepas.ElIes consistent principalement à tenir le bas-ventre chaud, les pieds secs et les cuisses couvertes par un caleçon, si l'accouchée conservait un reste de cet écoulement après qu'elle aurait quitté la chambre. Si la suppression a eu lieu, donnez Crotal., P'crat., Ifyos., Nux F.
Le lait monte généralement aux seins le 3"^ jour.
S'il y cause de la douleur et du gonflement, S. Oler. sera très-bon, et, au besoin. Puis.; mais une seule dose chez les accouchées qui doivent nourrir, de crainte de supprimer le lait complètement.
La gerçure des mamelons sera traitée avec un peu de teinture AArnicam compresses, et un globule à l'intérieur.Quclques jours après, on pourra prendre Sulph.
L'allaitement devra cesser h un an pour les enfants robustes, et un peu plus lard pour les autres, surtout s'ils sont disposés héréditairement au rachitisme.
Le sevrage devra être amené graduellement , et si le lait tourmente encore la nourrice, on emploiera -S. Olrv.. une dosetousles 2 jours pendant une semaine, et puis une dose de la 10« dynamisalion. Si S. Oler. ne suffit pas, on recourra à Pxils.
fi 9. Soins a donner aux nouveau -nés. — Ne pas se presser de lier le cordon avant que la respiration soit bien établie, comme nous l'avons dit ci-devant.
Dans les cas de mort apparente à la naissance, on dissoudra une pincée de tartre émétique dans un demi-verre d'eau, et on en placera une goutte sur la langue de l'enfant , de quart d'heure en quart d'heure. Demi-heure après on mettra une cuillerée de cette solution dans une tasse d'eau tiède qu'on donnera en lavement. Si cela ne suffit pas, bouchez les narines de l'enfant, appliquez votre bouche contre la sienne, et insufflez votre souffle dans ses poumons, en imprimant quelques mouvements successifs aux faussescôtes. Du moment que la poitrine se dilate et que le cœur bat, tout danger est passé.
A ce moment on pourra lier le cordon ombilical. Pour cela on appliquera une ligature à 8 centimètres, et une autre à 4 centimètres du nombril, toutes deux fortement serrées ; puis on coupera le cordon entre les deux ligatures , et l'enfant , séparé de la mère, sera reçu dans une couverture chaude.
Si l'enfant n'évacue pas le méconium au bout de quelques heures, donnez-lui deux ou trois cuillerées d'eau sucrée avec de la cassonade, qui suffiront pour provoquer cette évacualion de matières noires et verdàtres.
Si cela ne sufflt pas , vous pourrez mettre lé soir un globule de N'ux F. sur la langue.
Ne vous pressez pas de nettoyer le corps de l'enfant de la matière grasse qui l'enveloppe à sa naissance. Elle sert à le protéger contre la trop vive impression de l'atmosphère. Le lendemain de sa naissance, vous pouvez la dissoudre par une onction de beurre frais , ou en le frictionnant avec une couenne de lard. Après cela une légère lotion a l'eau tiède achèvera de le nettoyer. Les jours suivants on lavera le corps avec une éponge fine trempée dans de l'eau tiède d'abord, puis de plus en plus froide , de manière qu'au bout de deux ou trois mois elle soit à la température ordinaire. L'été on en viendra à plonger l'enfant lui-même dans l'eau froide, d'abord I quelques secondes et puis enfin 5 ou 6 minutes tous les jours. Cette habitude sera du reste interrompue à la plus légère in- • disposition de l'enfant.
Les gonflements du cou, contusions à la tète, suite de lé- • sions reçues par l'enfant pendant l'accouchement, seront bai- •
gncs avec un peu d'eau tiède animée de teinture <y Arnica.
L'enchifrènement du nez, qui empêche les enfants de téter, sera combattu par Nux V., Cham.
Les hernies inguinales (de l'aine) céderont à Nux F., Cham.,SulT)h. Elles ne réclament pas de bandage.
Celle de l'ombilic sera maintenue par une petite bande de guUa-2)ercha fixée par un peu de Collodmm à chacune de ses extrémités , sous laquelle on glissera au besoin une petite compresse.
L'asthme et le hoquet céderont aux mouvements selon la méthode de Ling ( § 106) , opérés avec lenteur et sans secousses.
I^Q.DentUion.Ce&i par ce mot qu'on désigne les phénomènes de la formation des dents. Les premiers effets sont, comme on le sait, l'apparition des dents de lait. Les germes de ces dents du premier âge commencent à apparaître, dans le fœtus, vers la fin du second mois. L'ossification de ces germes, qui sont mous au moment de leur apparition, a lieu du troisième au sixième mois. A l'époque de la naissance, les incisives ont déjà leur couronne ; celle des canines n'est qu'à l'état d'ébauche ; enfin les inégalités qui existent à la surface supérieure des molaires n'ont pas opéré leur réunion. Les racines se forment progressivement. C'est vers l'âge de six à huit mois , que commence cette épreuve si douloureuse de l'enfance , à laquelle se rattachent tant d'accidents , et qui consiste dans la première dentition. Voici l'ordre dans lequel elle s'établit : les premières dents qui apparaissent sont les dents incisives moyennes de la mâchoire inférieure ; environ trois semaines après, viennent les dents correspondantes de la mâchoire supérieure; enfin les latérales supérieures et les latérales inférieures. Tout le monde sait qu'il y a quatre incisives à chaque mâchoire. Les canines se développent ensuite dans l'ordre suivant : les canines ou angulaires de la màciioire inférieure, et puis les canines ou œillères de la mâchoire supérieure. Les molaires percent après ces dernières, au nombre de huit, sans aucun ordre l)icn prononcé. Ces dents ne sont que transitoires ; elles doivent être remplacées plus lard.
Les premières dents |)ermanenles sortent vers la quatrième înnée ; ce sont quatre molaires , deux à chaque nu\choire , qui deviennent, quand la dentition s'est opérée, les premières
grosses molaires. Celte dentition définitive a lieu vers l'âge de sept ans , et c'est à l'âge de dix ans qu'elle se termine.
La dentition n'exigera presque jamais l'incision des gencives, souvent nuisible et presque toujours inutile. Si elle tardeà s'établir, donnez Cale, une dose tous les 8 jours de la ô™*" et une de la 10""= au bout du mois. S'il y a de la diarrhée eti de la salivation, donnez Merc. ou Crotal. — S'il y a de lai lièvre et des convulsions, Acon., Bell., Cham.
Le pisscment au lit se guérira par SU., deux doses à \b> jours d'intervalle et une dose lO'"'' après un mois.
Pour les autres incommodités, voyez les chapitres respectifs ^ dans ce Manuel.
Éruption de la peau. Eczéma (§16), Écoulement (§88),. Aphthes, Muguet (§ lit). Constipation (§ 14S), coliques^ (S Î3Î) , Jaunisse (§134), Insomnie (§ 184), Convulsions (§190), Luxation spontanée ( § 68 ), Bégayementi (§114).
En général il sera bon de donner le médicament à la nourrice ; mais pour peu qu'elle y ait de la répugnance, on se trou-vera presque aussi bien de dissoudre le globule dans quelquesgouttes d'eau, que l'on verse dans la bouche de l'enfant, oui même de lui placer le globule sec sur la langue. Dans tous lescas la nourrice devra suivre le régime homœopathique, pour, qu'une alimentation irritante ne vienne pas contrarier l'ac-tion du médicament.