Syphilis
Les chevaux sont sujets à une affection qui a reçu le nom de syphilis, et qui se manifeste après le coït par le gonflement et l'excoriation des parties génitales , inflammation du testicule, ou, chez les juments, du vagin et de la vulve, gonflement des glandes de l'aine, écoulement de mucosités nasales comme dans la morve , démarche raide et forcée , maigreur.
Traitement. Merc.,Jac. C, Thu., SU.
La maladie à laquelle on a donné le nom de syphilis chez la race bovine à des caractères tout différents. Elle se manifeste par une exaltation violente de l'appétit vénérien. Les va- I ches dans cet état-là conçoivent rarement , ou bien avortent I presque constamment ; le pouls est petit , et il se développe I une toux fréquente.
Traitement. Cantharides, deux gouttes de la teinture al- ;cooIique tous les matins, et, au besoin, P/ios., SU., Lyc. 34, 35. Anthrax, Abcès, Fistules.
Les abcès sont des collections purulentes qui succèdent Ji l'inflammation du tissu cellulaire, et qu'il ne faut pas tarder à louvrir d'un coup de bistouri lorsque l'on sent la fluctuulion ■du lifiuide purulent. Les abcès sont plus fréquents chez la Brace bovine que chez le cheval.
H Traitement. SU., Bdi,., jV/erc., Croial.
Si à la suite d'un abcès ou d'une plaie, il se forme un ulcère sinueux en forme de canal qui pénètre dans les chairs , donnez Pxils., SU., Arsen.
%% 3Î à 40. Chute des Pon.s.
On arrêtera communément cette affection par Lyc, Cale, SU.
Si le cheval s'est dépouillé la queue en la frottant pour gratter une dartre pruiianle, ce que les vétérinaires ont nommé Arrête-queue, donnez-lui Rhs., Dulc, Lach.
42. Tissu CELLULAïUE. — Amaigrissement graduel et dépérissement des animaux sans causes connues. Acon., Avn., Elaps, Hipp., Sulph.
Tumeurs enkystées sous la peau, et loupes qui déterminent souvent la chute des poils. Lyc, SU., Joue. C, Hipp.
Il se manifeste parfois chez le cheval des tumeurs molles, arrondies, froides, indolentes, aux jambes, et de préférence aux articulations. On les nomme molettes, vessigons, capelet. On leur oppose Hipp., Arn., Lyc., Mhs.
43. Carreau. Marasme. — Les veaux sont sujets à tomber dans le marasme et à dépérir sans cause comme ; on les guérira par : Am., Sulph., Acon., Hipp.
44. Fièvres froides. — Les fièvres froides n'ont pas, chez les animaux, un type aussi régulier que chez l'homme. Elles correspondent cependant assez bien à nos fièvres intermittentes. Elles se caractérisent chez le cheval par les symptômes suivants : Accablement, défaut d'appétit, poils hérissés, froid des oreilles, urines aqueuses, pouls dur et accéléré, battement des lianes et respiration gênée.
Les principaux médicaments sont : Arsen., Acon., C.\ Ind., Crotal., Rhs., Hipp., Bry.
45. Sueurs. — Les animaux, et surtout le cheval, sont sujets à des sueurs excessives, qui constituent une véritable incommodité.
Nux F., Merc. Suif., les en délivreront habiuiellement.
46. Fièvres putrides, nerveuses, typhoïdes. — Toutes ces maladies ont trop de rapport dans leurs symptômes et leurs traitements pour que nous les distinguions.
Chez le cheval, la fièvre typhoïde succède le plus souvent à la fièvre inflammatoire ; pouls rapide, battements de cœur, frissons fébriles, haleine chaude, respiration difficile, coliques
lintestinales, constipation, langue chargée, soif, manque d'appétit, vertige, tête basse et appuyée ; enfin l'animal devient insensible, tombe dans la somnolence, et meurt s'il n'est promptement secouru.
Traitement. — Hyosc. et Bell, quand le traitement de la fièvre inflammatoire n'aura pas suffi. S'il se manifeste un écoulement fétide et abondant par le nez et de la diarrhée, donnez Hipp. ou rerat.
Les fièvres nerveuses et typhoïdes sont souvent contagieuses ; on fera donc bien, en tout état de cause, d'isoler les animaux qui en sont atteints.
Quand les bêtes bovines sont atteintes de fièvre nerveuse, l'animal devient triste ; la langue, la bouche et le nez sont secs et enflammés; agitation violente, excréments desséchés, dans lesquels on retrouve le fourrage non digéré ; accès fébrile plus violent chaque soir.
Traitement. — Bry., Hyosc, Arn.