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M.\LADIES DE LA PEAU

Les exanthèmes cutanés sont difficiles à apprécier chez les animaux dont la peau est masquée par le poil. Aussi les premiers ordres de ces maladies seront-ils traités sommairement et laisseront-ils de nombreuses lacunes.

SS 2-3. Ervsipèle et Insolation. — Les brebis de race sont assez sujettes à ces deux affections, que l'on traitera par Jcon., Rhs., Bipp. et Phos.

S 4. Urticaire. — Les chevaux sont assez sujets ù une fièvre inflammatoire que l'on nomme tuberculeuse, et qui en somme n'est qu'une espèce d'urticaire. Elle se manifeste par I un tremblement, de la tristesse, le regard terne, le gonflement I des jambes, et des élevurcs plates et pruriantes sur divers I points de la peau.

Tp.aitement. Acon., teinture d'ortie, lo gouttes dans un I verre d'eau matin et soir. JMlc, lihs. et Jrsen. I S de 5 à 18. Dartres, Gale, Ictiivose. — Le cheval est

assez sujet à des darlres furfuracées qui s'écaillent , et sont très-difficiles à guérir par les moyens ordinaires.

Traitement. On pourra essayer une |)réparalion connue sous le nom de Balsamm terebinthinœ sulphuratus, proposé par Gunther, qui s'en lient à la forte teinture préparée comme il suit : on prend une partie de soufre qu'on fait bouillir dans quatre parties d'huile de lin jusqu'à parfaite dissolution , ce qui procure une masse élastique d'un brun noirâtre, exhalant une odeur sulfureuse désagréable; une partie de cette masse est alors dissoute dans trois parties d'essence de térébenthine, et le médicament est obtenu.

Le baume de soufre lércbenlliiné sert non-seulement pour guérir la gale, mais encore pour la prévenir, surtout chez les bètes à cornes , les porcs et les brebis. A cet effet , chaque béte du troupeau en reçoit, au commencement de l'automne, une couple de doses qu'on répète au bout d'un mois ou six semaines.

Si les expériences qu'on a faites à cet égard se confirment, la chose mériterait un sérieux examen , car on épargnerait bien des frais causés i)ar l'achat des médicaments, la perte de la laine, et celle d'un bon nombre de brebis. Il faudrait avoir soin que les animaux reçussent réellement la substance qui vient d'être indiquée, et en surveiller l'application. Après l'administration du baume , l'animal restera deux heures sans manger et sans boire. (Voyez Gunther, traduction deiMartin.)

Les bêtes à cornes se trouveront sans doute très-bien de ce moyen, et on les délivrera ainsi de ces gales malignes qui infectent des troupeaux entiers et poussent les animaux à se frotter les uns contre les autres jusqu'à amener la chute des poils et l'excoriation de la peau ; dans ces cas les plus aigus, on pourra donner jusqu'à trois doses par jour à chaque animal affecté.

Si la gale persiste malgré cela, on donnera Sidph. une dose par jour pendant 8 jours, et après Mcrc. et Lyc, une dose de chaque i)endant 8 jours si les pustules sont grasses et suppurantes ; Rhs. et SU. si elles sont sèches.

Enfin, si la maladie a résisté à tous ces moyens, on donneri» acide sulfurique 5 ou 6 gouttes dans un verre d'eau matin et soir, et quelques jours après on lavera les animaux avec de l'eau dans laquelle on aura dissous le même acide

dans la proportion d'un demi-verre dans un grand seau d'eau. § 19. Pemphigcs.

Les jeunes chevaux sont sujets à une maladie analogue au pemphigus de l'homme , que l'on nomme échauboulures. Il se forme à la surface de la peau des vésicules qui crèvent en laissant échapper une sérosité qui bientôt constitue des croûtes nombreuses.

Traitement. Dulc, Rhs., Hipp., Ped.

§ 20. Clavelée. — La clavelée est une maladie qui attaque les troupeaux de brebis, et qui a de nombreuses analogies avec la petite vérole.

Dans la clavelée bénigne l'animal infecté devient triste et abattu, et on aperçoit sur divers points du corps, notamment à la face interne des pattes de devant et au pourtour de la bouche , de petites taches rouges dont le centre est occupé par un petit bouton que termine une pointe blanche. L'éruption commence par des frissons fébriles, chaleur du corps, surtout aux oreilles et au nez, rougeur des yeux et de la membrane muqueuse de la bouche ; l'animal boite principalement des pieds de derrière ; il n'a ni appétit ni rumination , mais la soif est grande. La respiration est courte , il coule du nez un mucus clair comme de l'eau, et les endroits sur lesquels se sont formés les boutons commencent à se gonfler, surtout sur la tête. Dans la clavelée maligne la tête est très-enflée , les yeux sont chassieux et fermés, la respiration est très-difficile, et il coule du nez un liquide visqueux, fétide; l'animal tient la bouche ouverte, d'où s'échappe une bave écumeuse; il grince souvent des dents , et rend souvent des excréments liquides qui exhalent une odeur désagréable. Les pustules cachées sous la toison ressemblent à des tubercules durs , livides, plombés, brunâtres ou noirâtres, et entourés d'un rebord blanc ou bleuâtre , et sécrètent un ichor âcre et rongeant qui forme des ulcères, et finit par détruire les yeux et des lambeaux des lèvres et des oreilles. Les brebis malades peuvent être conduites au champ lorsque le temps est beau et chaud. Dans le cas contraire , il faut les tenir dans une étable chaude et sèche, et ne leur donnerque de bon fourrage. Quant au traitement , on peut leur donner Jrsen. et Elaps. à doses répétées.

La clavelée est plus maligne chez les jeunes porcs que chez

les brebis ; elle ne se montre non plus qu'une seule fois pen* dant le cours de la vie. La tête est pendante, les oreilies rejetées en arrière, les soies se hérissent, et l'on voit apparaître sur la peau , principalement à la tête , aux oreilles , à la face interne des cuisses et au ventre, de petites taches rouges qui s'élèvent en une pustule pleine de sérosité; le médicament indiqué est Arscn. Quand il ne nettoie pas complètement la peau, on a recours à Dulc.

§ 21 à 25. Gourmes, Malandres.

Les chevaux sont sujets, après avoir ressenti l'impression du froid et de l'humidité, à contracter une maladie qui a reçu 11! nom de gourmes.

Les yeux s'enflamment et deviennent ternes, il y a de la toux , les naseaux sont enflammés , les glandes de l'auge se tuméfient et comblent bientôt tout l'intervalle des ganaches ; la durée de cette affection est de 8 à lO jours , et on la dit bénigne dans ce cas-là. Le médicament principal est Dulc.

Sous une forme plus aiguë, il y a fièvre inflammatoire, toux sèche, inflammation de la bouche, soif vive, manque d'appétit, diminution ou suppression des urines; outre les glandes de l'auge, la tête entière est tuméfiée. On doit éviter de faire boire de l'eau trop froide aux chevaux malades.

Traitement. Acon., Dulc, Jrsen., Merc, Bell.

La race bovine et surtout les jeunes veaux sont très-sujets à éprouver la gourme, et seront soumis au même traitement.

Les gourmes enfin peuvent se transformer en maladies chroniques; les symptômes précédents persistent avec moins d'intensité, la membrane pituitaire devient pâle et ulcérée; il en découle des mucosités visqueuses qui se durcissent en croûtes épaisses; le ventre et les pieds se tumélient, et bientôt apparaissent tous les symptômes de la morve à laquelle aboulissenl en général les gourmes chroniques.

Traitement. Arsen., Sulph., Croial., Merc. (Voyez aussi Morve, § 02.)

Les malandres sont une inflammation au pli du coude (jarret du membre de devant), avec croûte suintante et démangeaison. L'animal boite d'une manière visible.

Traitement. Thu. et Sulph.

26 à 28. Tubercules.

Le Faucin est une maladie du cheval, caractérisée spéciale-

ment par une éruption de petits boutons durs, charnus (tu-, bercuios), cpars sur tonte la superficie du corps, qui linissent par s'ouvrir et suppurer. L'animal maigrit rapidement, la membrane muqueuse des fosses nasales se décolore, le poil se pique , et la maladie finit généralement par se confondre avec la morve, avec laquelle elle est sans doute identique, et dont elle ne diffère que par son siège , l'une attaquant les membranes muqueuses de l'intérieur du corps, et l'autre le tissu cutané externe.

Traitement. Dulc, S. Oler., Ms., Lyc, Hur.

§§ 29, 30, 31, 32. Verrues.

Les bœufs sont sujets à avoir des verrues et des tubérosités fongueuses de diverses espèces. On les traitera avec Thu., un globule chaque jour, et après une semaine, des lotions avec la teinture alcoolique de Thuia , dans la proportion de 25 gouttes dans un verre d'eau.

Employez outre cela, au besoin, S. Oler., Dulc, Jac. C.

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