‹ Le Médecin PraticienChapitre 22 sur 23 · AR CS · texte numérisé non relu

AR CS

c) [Il n’y a encore aucun texte de loi sur les placements familiaux des enfants, écoles de plein air, colonies de vacances. Que le pays soit doté de dispensaires, sanatoriums, hôpitaux, nous ne pouvons que nous en féliciter, mais nous connaissons les difficultés auxquelles on se heurte lorsqu'on veut empécher le mal de s'étendre, en particulier chez les enfants appartenant à deux catégories : ceux qui sont en contact, ceux qui ont été en contact, toutes les deux constituées d'enfants sains en apparence.

Les préventoriums prennent de l’extension. [1 faudrait donner le même développement aux placements familiaux. Tels l'Œuvre Grancher, le Placement familial des Tout-petits, le centre de placement d'Orthez de Assistance Publique de Paris).

Un texte devrait assimiler les frais de séjour dans ces placements à ceux des préventoriums au point de vue du remboursement par les Assurances sociales.

Enfin les écoles de plein air, les colonies de vacances, les « Auberges de la Jeunesse » sont autant d'institutions indispensables pour créer l’atmosphère dans laquelle l'enfant échappera à la contamination, pourra se développer normalement,

d) Toujours dans le même ordre d’idées, nous arrivons au problème des taudis -(20). Quoique non exclusivement responsables de la tuberculose, 11 est admis néanmoins à l'heure actuelle que les agglomérations riches en taudis accusent un pourcentage de tuberculose plus élevé que les autres.

Un texte de loi devrait interdire FPhabitation

. de tels taudis. Ceux-ci seront désignés tels par une liste dressée par le Comité supérieur d'Hygiène publique. L'état ou les collectivités devraient se charger de loger les habitants de ces taudis. Ils prendraient en outre à leur charge le supplément que comporte le nouveau loyer.

e) Un tuberculeux devrait arrêter immédiatement son travail, et une loi doit assurer non seulement son traitement, mais aussi la subsistance de sa famille. Ainsi aucun malade ne pourra refuser de se laisser traiter, aucun ne pourra continuer à travailler malgré sa maladie. Il est inconcevable qu'aucune loi n’oblige, à l’heure actuelle, le fonctionnaire tuberculeux par exemple à cesser son travail. Daiïlleurs une telle mesure ne sera possible que si les fonctionnaires sont soumis à un examen, à un contrôle systématique à intervalles déterminés. On s’effraye à la pensée que ni fonctionnaire des P. T.T, ni instituteur, en contact avec des enfants, ne cessent leur travail, dès qu'ils sont capables de devenir des facteurs de contamination.

f) Une loi devrait libérer temporairement le tuberculeux de ses charges publiques, dettes, termes de loyer.

g) À son retour des établissements hospitaliers, le tuberculeux devrait retrouver son foyer, son logis. Une loi devrait assurer sa convalescence, et lorsqu'il devient apte au travail et qu'il ne trouve pas d’embauche, son allocation de chômage devra être supérieure au chiffre habituel, car la misère physique

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