‹ Le médecin sans médecine, ou le charlatanisme dévoiléChapitre 4 sur 9 · KO · texte numérisé non relu

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n 'étaient pour lui (jue pures bagatelles. Il soufflait sur le malade, et en un instant tout était fini. Avec lui , point de lenteui s, point de médecine expectante; il devinait tout d’abord la nature et le siège du mal, et il appliquait aussitôt le spécifique. Pas une seule fois il ne lui ai’riva de tâter le pouls d’un malade; la seule Inspection des urines lui suffisait : à ti’avers ce liquide, il voyait aussi clair dans l’intérieur d’un corps humain que s’il l’eût anatomiquement démonté pièce par pièce. Mais surtout il excellait dans l’art de se fiiire comprendre des hommes les plus bornés, rejetant comme Indigne de lui ce langage greco-francais, dont les médecins ont la manie de se servir depuis deux mille ans. Un Jour , consulté par un bon paysan de Domèvre-sur- Aviers, qui souffrait de la poitrine; monirez-moi fos urines , je i>ous répondr'cu , lui dit-il. Aussitôt une fiole est remplie , et

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