‹ Le mélange des couleurs enseigné par l'exempleChapitre 3 sur 18 · ORANGES ET VASE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

ORANGES ET VASE DE CUIVRE

Manière de procéder pour copier la planche

C'est par le vase que l'élève devra commencer la copie de cette étude. Il ne s occupera donc d’abord que des tons nécessaires pour reproduire ce vase. Il placera ces tons très régulièrement de 1 à 12 sur le second rang de la palette, sans se préoccuper des autres pour le moment. Il faudra peindre le vase comme s'il devait composer le tableau à lui seul, sans être accompagné d'aucun accessoire. En effet, quand on copie, et contrairement à ce que nous recommanderions s'il s'agissait d'une étude d'après nature, il n'y a pas lieu de penser à l’ensemble ; ici tout est simplifié pour l'usage des débutants ; nous étudions, nous ne peignons pas un tableau ; ce ne sont pas même des gammes que nous voulons faire exécuter, nous apprenons à poser les doigts sur le clavier; le reste viendra en temps utile,

Quand on à l'habitude de peindre, on commence par attaquer le morceau que l'on préfère, il n’y a pas de règle absolue à cet égard, chacun commence comme il veut. Commencons donc par la partie la plus importante du vase; voici ce quil convient de faire :

Prenez le ton local n° 1 et placez-le aux parties correspondantes à la planche qui sert de modèle, Cela fait, peignez les ombres avec le ton n° 2, et renforcezles par un repiqué plus foncé avec le n° 3. : e :

Les ombres ainsi préparées se terminent par l’adjonction du clair-obseur, qui

est un reflet chaud éclairant les ombres. Le clair-obscur est très varié de couleur :

ÉTUDE DES TONS ORANGEÉES

on pourra l’éclaireir, le réchauffer ou le refroidir à volonté, selon la place qu'il occupe, mais le n° 4 restera la base principale du ton. Le n° 5 est un autre ton de reflet dont on trouvera aisément la place dans

l'ombre.

Les tons foncés étant placés, il convient de poser le n° 6 qui est un ton gris

placé près des lumières, se mélant au ton local et le reliant avec la lumière. Ce ton gris est indispensable pour accentuer le ton chaud et brillant de la lumière ;

on sait qu'un ton gris colore une lumière bien plus qu'un ton foncé, parce que, dans la lumière, il ne doit y avoir que de la lumière ; on remarquera donc qu'il n'y a jamais de noir près d'une lumière sans qu'il y ait, entre les deux, un ton gris qui les unisse et aide au rayonnement.

Le ton n° 7 est également un gris clair très: le au peintre; c'est celui qui rendra les parties creuses encrassées par la poussière et où la main de la récureuse ne peut atteindre.

Le ton n° 8 est celut de la lumière locale.

Le n° g est un ton. de lumière plus vif que le précédent ; enfin lé n° 10 est la lumière la plus intense. du.:vase. |

Le n° r1 est un ton très rouge donné par le reflet des oranges dans le poli du cuivre ; c'est un détail pittoresque, qui relèvera singulièrement notre étude.

Le n° 12 est un ton gris qui demeure invisible dans l’ensemble de l'étude, quoique son rôle y soit très important ; c'est lui qui relie le fond et estompe la sécheresse des contours: il ARR ait surtout indispensable sur le côté clair et sur le couvercle du vase.

Si, comme nous l'avons conseillé do dlélèse, ayant copié cette planche, recommencçait une étude semblable en disposant des objets pour les peindre d'après nature; il devrait placer derrière les objets un fond clair, en piquant sur le mur, une feuille de papier, une étoffe blanche, ou une toile apprêtée en gris clair. :

Éé ton 1 19 et cobui de la lumière générale des oranges; tous ces fruits n'étant pas semblables. de couleur, il suffira d’ ajouter au ton de lumière, soit du jaune de cadmium n° 2, soit de la mine orange ou du cadmium n° 3 : le bon goût de l'élève suppléera à ce que nous omettons ici. Le ton n° 14 est celui d’une autre lumière des oranges ; il sert à varier les nuances.

Le n° 15 est le ton local, celui que l'on nomme aussi la demi-teinte; on peut

H Laurens ,Edit RLE Ten PK Imp.R.Engelmann,Paris

‘aurens Edit Paris

ÉTUDE DES TONS ORANGÉS

commencer par poser ce ton et continuer en peignant les ombres ; mais généralement c'est par le ton de l'ombre que l’on commence.

Le n° 16 peut donc être placé avant ou après la demi-teinte, pourvu qu'ils se fondent l’un avec l’autre, ce qui est le point essentiel.

Le n° 17 est un ton d'ombre plus foncé et plus rouge que l’on ajoute ensuite pour colorer l’ombre et pour obtenir le modelé.

Le n° 18 est le ton du elair-obscur.

Le n° 19 est le ton très clair que l’on nomme « /e luisant », c'est le grand clair formé par la lumière miroitante sur la partie polie de la pulpe ; cette note est indispensable pour faire tourner et modeler l'orange.

Le n° 20 est un ton vert très clair.

Le n° 21 est le ton local vert; ces deux tons servent à peindre la petite note que l’on remarque sur toutes les oranges ; c’est la partie restante du pédoncule qui attache le fruit à la branche.

Le n° 22 est le ton foncé formé par l'ombre portée des oranges sur la table: pour obtenir plus d'effet on compose ce ton un peu en dessous de sa valeur et l'on ajoute ensuite une touche de même ton, mais plus foncé. Cette dernière touche, que l’on nomme repiqué de l'ombre, se place très près de l’orange afin de la détacher de la table; pour qu'elle fasse bon effet elle doit être très fondue

dans l'ombre générale”.

Composition des Tons et mélange des Couleurs

1. Ton local de l'ombre du vase : Blanc, ocre rouge, bleu d’outremer n° 1. >. Ton d'ombre : Blanc, laque ordinaire, noir d'ivoire, bleu d’outremer.

3. Ton du repiqué de l'ombre : Blanc, vert émeraude, bleu d’outremer, laque ordinaire.

4. Claur-obscur : Blanc, terre de Sienne brûlée, laque ordinaire, noir d'ivoire.

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Clair-obscur (plus froid) : Blane, terre de Sienne brülée, mine orange, laque, noir d'ivoire.

! Voir dans notre Cours complet de Peinture à l'huile, Matures mortes, page 57, nos conseils pour

peindre un cuivre ou une orange,

ÉTUDE DES TONS ORANGES Ton gris placé près des lumières : Blanc, vert émeraude, laque ordinaire, bleu d’outremer.

Ton gris clair poussiéreux : Blanc, vert émeraude, violet de cobalt.

Ton local de la lumière : Blanc de zinc, mine orange, cadmium n° 3, terre de Sienne brülée.

Grande lumière : Blanc de zinc, cadmium n°3, mine orange.

Extréme lumière : Blanc de zine, cadmium n° 3, mine orange, plus de blanc que dans le 9.

Ton du reflet des oranges dans le cuivre : Mine orange, terre de Sienne brülée, cadmium n° 3. -

Ton du reflet du fond : Blanc, laque ordinaire, vert émeraude, ocre rouge. Grande lumière des oranges : Blanc de zinc, mine orange, cadmium n° 5.

. Autre lumière des oranges : Blanc de zinc, cadmium n° 2, cadmium n° 5.

Demi-teinte : Blanc de zine, terre de Sienne naturelle, ocre rouge, cadmium n° 5.

Ton d'ombre des oranges : Blanc, terre de Sienne naturelle, terre d'ombre brülée, ocre rouge.

Ton rouge pour accentuer les ombres : Terre de Sienne brülée, bleu d’outremer.

Clair-obscur : Mine orange, terre de Sienne brülée.

Ton luisant des oranges : Blanc de zinc, mine orange.

Ton vert : Blanc, vert émeraude, cadmium n° 2.

Vert foncé : Blanc, noir d'ivoire, vert émeraude.

Ton d'ombre sous les oranges : Blanc, laque ordinaire, bleu d’outremer, noir d'ivoire.

Étude des tons bleus

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