‹ Le mémorial de la vie chrétienneChapitre 86 sur 170 · CHAPITRE XXIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIY

Prière à. Dieu et aux Saints pour demander les grâces qui sont nécessaires à notre salut et à celui du prochain.

Père rempli de bonté, Père rempli de compassion et de miséricorde, ayez pitié de moi. Je vous offre, en expiation de mes péchés et des péchés de tout le monde, la vie, la passion et la mort de votre Fils unique ; je vous offre les mérites de sa très-douce Mère et de tous les Saints, afin que vous me les pardonniez, que vous me fassiez miséricorde, et que vous m'accordiez la vie éternelle.

Doux Jésus, mon Rédempteur et mon Seigneur, ayez pitié de moi. Je vous rends grâces pour la multitude infinie de vos miséricordes, et pour les bienfaits sans nombre dont vous m'avez comblé et dont vous me comblez chaque jour malgré mon indignité. Daignez, je vous prie, me rendre participant de vos mérites, afin que, m'unissent à vous et devenant, par l'amour et l'imitation de votre vie très^sainte, une même chose avec vous, à l'exemple du sarment qui vit de la vigne, je mérite de vivre de vous, qui êtes la véritable \ igné et la véritable vie de tous les fidèles.

Esprit-Saint, Espril consolateur, mon Seigneur

et mon Dieu, venez à mon aide ; je vous recommande mon àme, mon corps et tout ce que je possède. Je remets entre vos mains ma vie et la fin de ma vie; accordez-moi la grâce de l'achever en vous servant, après avoir l'ait pénitence de mes péchés. Aveugle, malade, tant que je suis dans ce monde, je tombe facilement dans les pièges de mes affections, je me trompe et je me laisse tromper facilement, voilà pourquoi je me réfugie auprès de vous, et j'implore votre secours ; défendez votre serviteur, préservez-le des maux qui de toutes parts le menacent. Instruisez-moi, éclairez mon entendement, commandez à mon àme , dirigez tous les mouvements de mon corps, fortifiez mon esprit contre l'extrême faiblesse de mon cœur. Donnez-moi une foi inébranlable, une espérance ferme, une charité parfaite ; que mes délices soient de vous aimer, et qu'en tout temps et en tout lieu j'accomplisse votre volonté sainte.

Je vous adore, je vous révère , je vous glorifie, ô Trinité adorable, Dieu tout-puissant, Père, Fils, et Saint-Esprit, je me prosterne devant votre divine Majesté, je m'abandonne irrévocablement à votre bon plaisir. Éloignez de moi, Seigneur, et de tous les fidèles, tout ce qui vous déplaît; accordeznous tout ce qui peut être agréable à vos yeux, et faites que nous soyons tels que vous nous désirez. Je vous recommande mes parents, mes frères, mes bienfaiteurs, mes amis, et toutes les personnes

pour lesquelles je suis obligé de prier. Je vous recommande l'Église tout entière ; faites que tous les hommes vous connaissent, vous servent, vous aiment et s'aiment entre eux. Remettez dans le bon chemin ceux qui se sont égarés. Arrêtez le cours des hérésies, et convertissez à la foi ceux qui ne connaissent pas encore votre saint Nom. Donnez-nous la paix , conservez-nous dans la paix autant qu'il vous plaira et autant qu'elle nous est nécessaire. Consolez, soulagez tous ceux qui vivent dans la tristesse, qui sont exposés aux tentations, aux infortunes, aux afflictions spirituelles et corporelles. Prenez enfin sous votre protection toutes vos créatures, accordez la grâce aux vivants, et faites entrer les morts dans le repos éternel.

Je vous salue, lis resplendissant de beauté, trèsdouce Princesse, bienheureuse Marie, je vous salue, violette tout imprégnée des parfums divins ; je vous salue, rose éclatante, délices du ciel : vous qui avez enfanté et nourri du lait de vos mamelles Jésus-Christ , « la splendeur de la • gloire du Père et l'empreinte de sa substance. » (Hébr.,i, 3.) 0 ma très-douce Mère, obtenez-moi, je vous en conjure, de la main de votre Fils, tout <•<> que vous savez être nécessaire à mon âme. Oh! soutenez-moi au milieu de mes tentations, secourez-moi dans ma détresse et ne m'abandonnez [•as à l'heure de ma morl, ;ilin que, pat vos mérites

et sous votre protection, je sorte victorieux du dernier et suprême combat.

Anges du ciel , esprits bienheureux, qui dans vos concerts ne cessez de glorifier notre commun Maître, vous qui avez part à toutes ses délices, ayez pitié de moi ; et vous, mon bon Ange, à qui Dieu a confié la garde de mon àme et de mon corps , vous à qui j'ai été si spécialement recommandé, veillez sur moi, prenez soin de moi, je vous en prie. Saints et Saintes du Paradis, vous qui, après avoir traversé la mer orageuse de ce monde, après avoir achevé le temps de votre exil, êtes arrivés au port de la Cité céleste, soyez mes médiateurs et mes avocats, et priez le Seigneur pour moi, afin que, par vos mérites et vos prières, il daigne me traiter favorablement maintenant et à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

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