‹ Le mémorial de Saint-BreladeChapitre 101 sur 139 · PROTESTATIONS CONFIDENTIELLES · texte numérisé non relu

PROTESTATIONS CONFIDENTIELLES

Un certain nombre d'anciens membres du Comité, à r exception pourtant de M. Laisant et de quelques députés, avaient vivement, mais confidentiellement protesté dans leurs lettres au général Boulanger contre les calomnies des Coulisses et contre la tentative de M. Laguerre, en lui donnant l'assurance de leur amitié et de leur dévouement.

Dans l'une d'elles, et des plus sincères, M. Cunéo d'Ornano lui disait, après avoir parlé des fautes commises : <( Si ceux-là seuls qui n'en ont pas commis doivent vous jeter des pierres, vous ne serez pas de sitôt lapidé. »

Dans une autre, c'est M. X... qui écrit : « Je considère comme un devoir de venir vous dire tout le mépris que m'inspire le personnage à bout de ressources qui en est réduit à vendre, à tant la ligne, en les dénaturant, les secrets qu'il a pu surprendre lorsque nous le croyions notre ami. »

La protestation, ici, se complële d'un aveu; et l'aveu, c'est que les faits, d'ailleurs dénaturés par rautejur des Cow/mes, étaient connus d'une partie au moins du Comité.

La réprobation avait été telle, que M. Déroulède, qui avait posé le dilemne : « Paraître ou disparaître », se sépara de ses trois collègues, les chefs du Comité, et s'exprima sur le compte de M. Laguerre en de tels termes, qu'une rencontre, d'ailleurs sans résultat, s'ensuivit.

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