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LES LACHEURS ET LES QUÉMANDEURS

Henri Rochefort, qu'on avait vainement tenté de circonvenir et de séparer du général, somma, dans Y Intransigeant, les députés dits « séparatistes » de donner leur démission. Naturellement, ceux qui étaient mis ainsi en demeure de prendre leurs électeurs pour juges, prétendirent qu'ils ne devaient pas leur situation politique au général. De ce nombre étaient MM. Naquet, Laisant et Laguerre, pourtant si mal accueilli par ses électeurs.

Dans une interview, publiée par V Eclair le 31 octobre, M. Borie se défendit de rien devoir au général, en disant : « Lorsque le général Boulanger a paru sur la scène politique, j'ai été à lui, parce qu'il incarnait mes idées, mon programme. Aux élections dernières, mon programme ne contenait môme pas le nom du général. »

Si le programme de M. Borie ne contenait pas le nom du général, le député lui devait pourtant quel-

que reconnaissance, comme on peut juger par la lettre suivante :

CHAMBRE Paris, le 6 août 1890.

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