‹ Le mémorial de Saint-BreladeChapitre 65 sur 139 · Les sacrlûces de qui · texte numérisé non relu

Les sacrlûces de qui

i90 LE MÉMORIAL DE 6AINT-BRELÀDE

Vous êtes dans Terreur, si vous croyez que nous abandonnons Thomme, Tami; que nous nous retournons contre vous. Nos sentiments à votre égard ne nous en empêchassent-ils pas que le souci de notre dignité s'y opposerait d'une manière absolue.

Vous pouvez donc être certain que je ne vous attaquerai jamais, et que, dussé-je, comme il y a trois mois Laguerre, Laisant et Déroulède, encourir l'expulsion, je ne laisserai jamais passer sans protestation une injure à votre adresse, que j'affirmerai toujours ma sincère amitié pour vous, que je déclarerai toujours me faire gloire d'avoir donné deux ans de ma vie, dans sa plus grande intensité, à un mouvement qui, mieux conduit *, aurait sauvé la France.

Mais cela dit, mon général, j'estime qu'à cette heure la lutte est impossible, et je ne veux pas la continuer. Dans l'intérêt de nos idées, dans votre intérêt même, je juge qu'il faut l'interrompre.

Cette idie a été un instant la vôtre, lorsque le 22 septembre au soir, à mon arrivée à Londres, vous m'avez dit : « C'est fini; moi, je suis absolument battu, je pars pour l'Amérique 2. » Et, cependant, la défaite n'était pas alors ce qu'elle est aujourd'hui. Nous tenions ericore Paris, et nous l'avons perdu depuis.

Je suis profondément convaincu que les masses françaises veulent le calme, le repos, après trois ans d'agitation sans précédents, et qu'elles se retourneraient même avec colère contre ceux qui voudront les empêcher de goûter le repos souhaité.

Je suis convaincu que votre agitation — que Constans désire — maintiendrait unis las parlementaires, lesquels, en présence de votre attitude actuelle commencent à se désunir.

Je suis convaincu que le gouvernement à poigne continuerait, en^/iowsiaswiawi le pays» dont les neuf dixiè-

1. Et qui donc le conduisait sinon le Comité, présidé par M. Naquet?

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