A Geoi^es L., l'ami de trente ans
« Georges L., évidemment incapable de s'humilier autrement que par voie postale, a dit, un peu partout, mais particulièrement à Henry de Groux, qui préféra mon témoignage, et à Victor L., dont la couardise fut sans égale, que je Tavais l&ché moi-même 1 1 1
n Cette vile calomnie me donne amplement le droit de considérer sa récente lettre comme mensongère.
n Georges L. avait reçu une mission dont Faccomplissement importait au salut do son âme. 7Z avait reçu la mission d'être Vami fidèle de Léon Bloy.
» Ayant déserté ce poste, il était inévitable qu'il se livrât aflireusement aux athées et aux sataniques.
" Que Dieu ait pitié de lui I
*• LioN Bloy. »
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12, — Ah! les bestiaux du Gil Bios! Certes! Je gagne ma vie.
14. — Aperçu Gustave Guiches dans le mauvais lieu. J'ai regardéce drôle bien en face. L'expression de ses yeux fuyants est abominable. Elégance de propriétaire cadurcien. Allure de chat mouillé. Il a toujours Tair d'avoir été rossé avec ses propres échalasy par un métayer sans douceur.
17. — Il me semble que le pamphlétaire meurt en moi. J'accouche, cependant, de YExpiation de /ocrme^chronique jaune à l'occasion de Huysmans, qui devient un peu trop pontife, depuis ses nauséeuses compilations sur le Diable.
Exercice qui me repose, un moment, des contes militaires.
18. — Lu le Latin mystique dont j'ai promis de parler, au Mercure de France. Lecture plus fatigante qu'agréable. De Gourmont n'a que de l'esprit et de la sensibilité nerveuse, et il ne les délivre qu'au compte-gouttes. Il faudrait ici bien davantage. Je ferai mon article pa^-cfe^us lui, non sans peine, j'en ai peur. C'est vrai que la préface de Huysmans est exécrable. Au moins, de Gourmont est latiniste et Huysmans ne le fut jamais. Pourquoi donc cette préface dont rougit le bénéficiaire? Ils ont du tuer quelqu'un ensemble.
30. — Le Gil Blas et son rédacteur en chef!... Mon Dieul délivrez-moi de cet esclavage ignoble.
Lettre à de Groux qui va se marier et qui compte, naturellement, sur moi. J'avoue ma détresse financière, la faible splendeur de mes vêtements, et j'implore un avis suffisamment préalable du jour de son mariage.