‹ Le mendiant ingrat:Chapitre 24 sur 109 · Scène ignoble avec mon rédacteur en chef, qui · texte numérisé non relu

Scène ignoble avec mon rédacteur en chef, qui

souffre cruellement d'être eunuque et qui ne me le pardonne pas.

5, — A d'Esparbès :

M Mon cher ami, N'auriez-vous pas reçu la lettre que je vous écrivis, le vendredi, 30 décembre, et qui pouvait vous paraître assez importante? Une des grosses douleurs de ma vie, n'en doutez pas, serait d'apprendre que vous êtes comme les autres. Mais cela, je refuse de le croire, aussi longtemps que vous ne me l'aurez pas prouvé vous-même, et je vous serre très-affectueusement et très-fraternellement la main.

n LÉON Bloy.

n P, S. — Voici, pour moi, le titre de votre volume: La Chanson des Aigles. J'avoue, cependant, qu'il faudrait moins de panache lyrique, pour populariser votre œuvre dans les casernes. Peut^tre avez-vous trouvé mieux. »

A Georges L., l'ami de trente ans, dont il fut parlé:

«« Aussi longtemps que Georges L. n'avait pas lâché odieusement le plus -ancien et le plus sûr de tous ses amis, l'écrivain pauvre qui l'aima comme un frère, pendant un quart de siècle, il pouvait se croire autorisé à retenir, sous divers prétextes, les livres, assez nombreux, de Léon Bloy qui ornent sa bibliothèque. Ce n'était, alors, qu'un abus des privilèges de l'amitié. Aujourd'hui, ce serait un abics de confiance.

» Donc, Léon Bloy croit être certain que Georges L. ne remettra pas au lendemain cette restitution nécessaire. «» Léon Blot. >*

Jimagine de fourrer une aventure de Prussiens dans Teffrayante maison de ce peintre fou dont j'ai visité l'atelier, près d'Elseneur, il y a deux ans.

10. — Lettre, enfin! de d'Esparbès qui m'assure toujours de son amitié. J'y crois encore un peu. Mais combien le pauvre garçon est négligent et superficiel !

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