‹ Le mendiant ingrat:Chapitre 27 sur 109 · Lecture du Bismarck de Moritz Busch · texte numérisé non relu

Lecture du Bismarck de Moritz Busch

Livre ignoble. L'auteur a voulu glorifier le Chancelier, et il Ta fait si bassement, si sottement, que son lourd volume est le plus terrible pamphlet contre ce faux grand homme, dont la médiocrité éclate à chaque page. Faut^-il que l'esprit allemand soit abject pour qu'un tel livre, où la guerre est racontée, jour par jour, ne donne jamais l'impres* sion de la grandeur !

10. — Achevé ma grande étude sur le Latin mystique. Titre: La Langue de Dieu. DeGourmont Gomprendra-t-il que c'était là le vrai titre de son livre, si son livre eût été franchement chrétien ? J'en doute.

En manière de récréation et pour me changer, lu Par le Glaive, drame romantique de Richepin, d'une fougueuse médiocrité, me semblet-il.

20. — Lettre de de Groux fort triste. Il se sent menacé gravement et craint de mourir. Je réponds qu'il dépend de lui de recouvrer la santé parfaite, s'il veut obéir au médecin extraordinaire que, «par privilège inouï et parce qu'il était mon ami », on lui a trouvé.

Je lui reproche de dire toujours nous, depuis qu'il est marié, au lieu de je, quand il m'écrit, — comme s'il était évéque ! Lorsque ses lettres m'arrivent, il me semble, chaque fois, que je reçois un bref du Pape.

22. — Rencontré, au Gil Bios, Maurice de Fleury, l'un de mes lâcheurs les plus agiles, qui, ne pouvant m'éviter, me tutoie audacieusement.

Sans bouger, je fixe le pleutre, en silence, et il prend la fuite.

Le dégoût m'étrangle.

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