Autre insertion dans le Gil Blas
« n parait, décidément, que nos affables vainqueurs sont plus aptes à l'escrime de la plume qu*à celle du sabre.
" Tandis que j'attends cbez moi l'effet de leurs menaces de mort, ces messieurs continuent de faire pleuvoir sur l'administration du Gil Blas^ des lettres comminatoires, ayant pour objet de contraindre ce journal à me refuser une hospitalité que je déshonore, en l'utilisant contre les plus sales ennemis de la France.
» Voici le dernier message, dont je me reprocherais, toute ma vie, d'atténuer le crétinisme :
Berlin, 11 avril 1893.
*« Aux très-honorés administrants de Gil Blas, à Paris.
«> Messieurs 1 Rien autre que des inphamyes peuvent » sauter du cœur français ! Les adresser tout de suite
« à très-honorable Herm D' Busch est témérité w punissible. L'employé Bloy doit être rejeté. Nous M comiaissons que vous détestez cet « insulteur à n gages n , comme l'appelle notre très-grand Bismarck. f> C'est pour cela que nous vous accordons l'agrément » d'imprimer les lignes ci plus basses.
w Si cette chose ne feziez pas bien juste, nous f* publierons partout que le Gil Bios vend au lekteur y* des documents militaires volés par le Bloy. Alors, à n ce prix, il est plausible d'être exact, curieux et « important I
f» Voici le Référât qu'il va falloir confié à l'impres- » seur, sans le moindre p'tite changé, ou non alors n nous détacherons plainte pour Parise.
» Le Monsieur Léon Bloy jamais ria été à » notre Rédahtion. Il fut un tout simple Reporter » de croniques. Dorénavant, il n*est plies id. Les n bien méchantes pj^ovoques, nous les déplorons » avec sincérité.
» Bernh-Khramer.
" Secrétaire du D' M. Bosch ».
« JTavais, tout naturellement, adressé mon récit : Bismarck chez Louis XIV, à « l'honorable docteur « Moritz Busch, historien du Chancelier. C'était mon devoir, n'est- il pas vrai? et j'eusse manqué aux plus élémentaires convenances en ne faisant rien pour l'anniversaire du grand homme. Tel est le résultat de ma démarche empressée.
n C'est si fort, néanmoins, que je crois à une simple farce. Le docteur Busch est, certes, un crétin,
et il a écrit un énorme bouquin pour le prouver, — 500 pages, de 40 lignes chacune, pour établir, inconscieinment, que son patron est un MÉDIOCRE et une effroyable crapule !
f» Mais il doit savoir un peu de français, juste autant qu'un pédant saxon peut en apprendre, et quelque bête que soit son livre, je refuse de croire qu'il ait pu dicter à son secrétaire, ou prétendu secrétaire, une lettre aussi imbécile.
» Je préïêre supposer, jusqu'à plus amples informations, que le bafouillage ci-dessus est l'œuvre pénible d'un de ces excellents officiers prussiens, qui ont parlé de m'ouvrir le ventre, et j'imagine, sans trop d'effort,quece personnage plein d'astuce a prudemment emprunté la signature d'un individu quelconque pour échapper à la schlague prolongée que mériterait son outrecuidance.
n LÉON BLOY, » (1)
21. — Réponse glabre du Directeur lyonnais de V Université Catholique. Ce fumeron de cierge pascal refuse Tinserlion de ma lettre du 30 mars. Je pourrais l'y contraindre. A quoi bon?