Visité le crématoire du Père La Chaise
G*est, je pense, la chose la plus impie et la plus atroce du siècle. Moyennant quelques sous, on me montre tout. On ouvre même, pour la joie de mes yeux, Texécrable four où sont calcinés les morts. L'horreur physique est tolérable parce que j'arrive à la fin de l'opération. Je n'aperçois, en somme, qu'un crâne en train de se consumer et des restes indiscernables...
Il parait qu'en outre des calcinés volontaires, on brûle odieusement les restes déchiquetés des pauvres diables morts dans les hôpitaux et que nul ne réclame. Certes, je parlerai, quelque jour, de cette infamie qui appelle toutes les tempêtes de Dieu.
Vu aussi le Columbarium. C'est admirable que l'impiété soit condamnée à être si grotesque !
8. — Le manque d'argent est tellement le mystère de ma vie que, même lorsque je n'en ai pas du tout, il a l'air de diminuer. Le manque d'argent est la forme de ma captivité.
15. — Reçu le Courrier Australien de Sydney qui reproduit, en français, un de mes contes, mais non pas sans mutilations. Il parait que ma forme littéraire scandalise les forçats — libérés ou non libérés — de la Nouvelle-Galles du Sud. Si, du moins, ces convicts me payaient la reproduction !