Naissance de mon fils Pierre
Que le Seigneur et sa Mère, que ses Anges et ses Saints veuillent bénir cet enfant de notre douleur, et que celui que nous avons si terriblement perdu nous soit ainsi restitué !
C'est, aujourd'hui, la fête de Notre-Dame de la Merci. Nous apporte-t-il vraiment la Merci de Dieu?
25. — Baptême. Songeant au sublime nom de Pierre qui a été donné à cet enfant, me voici tout à coup visité de cette pensée, venue je ne sais comment, je ne sais d'où, et que j'écris aussitôt :
— Tu te plains d'être captif, homme de peu de foi ! Tu ne vois donc pas que les Anges t'ont désenchaîné, depuis longtemps, que la porte de ta prison
est ouverte, et que Jésus t'attend, là-bas, sur les eaux, dans la douce nuit lumineuse !...
Tout n'y est-il pas? Les Anges, saint Pierre, sa captivité, sa délivrance, enfin le baptême signifié par les eaux, sur lesquelles Pierre seul peut cheminer, à la suite de Jésus.
Ah ! si cet enfant, déjà bien-aimé de moi, avait été vraiment envoyé pour nous secourir, pour être l'occasion de la délivrance de son père, si durement captif depuis tant d'années, mon Dieu !
26. — Jeanne me fait remarquer la circonstance de ce petit Pierre naissant, la corde au cou, le jour de Notre-Dame de la Merci, libératrice des captifs, et dans l'octave de Notre-Dame des Sept Douleurs, qu'on représente, à la Salette, une chaîne autour du cou.