‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 10 sur 62 · ACTE 1, SCENE VI. fô · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE VI. fô

fort léger... et dans un éial... (H montre ses coudes.} Ah ! c'est là ce qui m'indigne... moi, Gédéon, doyen des étudians, moi qui as plus d'instruction... plus d'esprit qu'un autre. . qu'est-ce que je dis? cent fois davantage... je n'aurais pas, comme tant d'inlrjgans subalternes, le talent vulgaire de m'enrichir... quand je me sens là... [Se frappant la (éte.)ei là... (Se frappant le cœur avec sa main.,, s arrêtant et fouillant dans la poche de côté de son surtout,) Qu'est-ce que jesenslà ?... (Tirant un papier et lisant.) « Instruction de la Chancellerie auliqne... pour le gouverneur Glukemberg... » Diable!... il paraît que le propriétaire de mon habit, l'un des voyageurs sur lesqiiels... (// fait un geste significatif.) était un grand personnage... Voyons! voyons î ça peut devenir très-intéressant... (Lisant.)

« M. le gouverneur se défiera des Tyroliens qui f nous délestent cordialement.

Oli ! ça, c'est vrai !

« il n'oubliera pas que l'alfaire la plus importante c est de découvrir la riche héritière dont nous lui f avons parlé, avant qu'elle ne puisse contracter un f mariage qui transmettrait ses droits... 11 peut proe mettre jusqu'à deux cents florins... que paiera le f major KriltratTen à celui qui donnerait des avis « certains sur cette affaire.

Deux cents florins!... voilà qui m'irait bien... pour commencer!

f M. le gouverneur se rappellera que cette mysté- € rieuse héritière est orpheline... à dix-huit ans... est € élevée sous un nom supposé et comme une simple t paysanne, dans les montagnes du Tyrol... M. le gouf verneur surveillera aussi et fera arrêter, s'il le peut,» (S'arretant.) 11 s'agit d'arrêter tout le monde !... (Continuant,) t un beau jeune homme... un inconnu

16 LE mem:trier.

t qui, depuis quelque temps, parcourt le Tyrol. a des € entrevues secrètes avec notTe jeune orpheline, et t dont voici le signalement exact, manteau vert... feuf tre gris et plume noire à son chapeau... »

Pardieu ! voilà qui pique ma curipsité... et ne fûtce qu'en amateur et pour mon plaisir... je tiendrais à savoir... Hein ! qu'est-ce que je vois là ? cette gentille Tyrolienne de tout-à-l'heure !...

Il se cache derrière un des arbres à droite, et l'on voit Thérèse sortir de la chaumière à droite, s'avancer vers le vieux tilleul qui est au milieu du théâtre , jeter une lettre dans le creux de l'arbre et rentrer en courant.

GÉDÉON, à part.

Est-ce que du premier coup le hasard me mettrait sur la trace?... {S'ava?içantvers Varbre.) Ma loi, pendant que j'y suis... {S arrêtant.) Non, l'on vient...

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